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Le prix de l'énergie peut-il varier selon le territoire ?

jeu 21/06/2018 - 17:21 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:52

Déjà mercredi dernier, comme le relatait Zoomdici, une cinquantaine d'agents s'était mobilisée sur le site vellave pour tenter de faire entendre leeurs revendications : "le maintien du pôle énergétique public et la défense des salaires et du statut".
Ce jeudi 21 juin 2018, la mobilisation a encore pris un peu d'ampleur pour arriver à près de 80 personnes qui occupent le site ponot depuis mercredi soir et "au moins jusqu'à vendredi". Idem à Brioude, Yssingeaux et Brives-Charensac.
La mobilisation locale est "très soutenue", assurent les syndicats, alors que 84 postes sont menécés en région, essentiellement au niveau des services techniques, "ce qui signifie un service de moindre qualité pour les usagers". En Haute-Loire, une poignée de postes pourrait être supprimée, ainsi que quelques sites.

La Haute-Loire lésée et désindustrialisée
Au coeur des préoccupations des salariés grévistes, il y a la territorialisation des tarifs. "Le tarif régulé de vente garantit aujourd'hui des qualités de prestations égales partout sur le territoire", nous explique Aurélien Mingot, secrétaire général de la CGT Energie Haute-Loire, "en supprimant cette prérogative, les usagers vont se retrouver avec des tarifications différentes selon les territoires".
La réforme prévoit en effet d'optimiser les réseaux fiables et sécurisés près des lieux de production d'énergie, "au détriment des territoires les plus reculés", s'insurge le cégétiste. En toile de fonds se pose également la question de la désindustrialisation des territoires enclavés, car les groupes privés se tourneraient alors plus aisément vers des sites où les services sont optimaux et le prix de l'électricité moindre, ce qui ne serait pas le cas de la Haute-Loire, où l'on serait "terriblement lésé".

"Absolument aucune avancée"
Les agents grévistes attendent maintenant une ouverture des négociations à l'échelle nationale car depuis le début du mouvement (depuis plus de sept semaines sur certains sites hexagonaux), "il n'y a eu absolument aucune avancée dans nos revendications", déplore Aurélien Mingot.
Enedis a annoncé la suppression de 2 650 postes d'ici 2021 et plus de 2 000 concerneraient le secteur technique, qui assure le lien de proximité et de service aux usagers. "Ce sont les salariés qui interviennent au plus près du réseau, ceux qui dépannent, qui sont par tout temps et à toute heure au service de la population", ajoute le secrétaire général de la CGT Energie Haute-Loire.

Refuser d’aller pratiquer des coupures pour "impayés" 
Quant aux suite à donner au mouvement, il n’est pas exclu par exemple "d’intervenir sur le réseau pour faire prendre conscience de la nécessité d’un service public de l’énergie. On ne s’interdit pas de réduire à minima la précarité énergétique en refusant d’aller pratiquer des coupures pour "impayés" que ce soit sur le gaz ou l’électricité", précise Aurélien Mingot.
Denis Cadon, le directeur d'Enedis Haute-Loire a été contacté par téléphone. Il n'a pas souhaité réagir localement et le groupe Enedis n'a pas non plus publié de communiqué à l'échelle nationale.

Maxime Pitavy