Le dossier Insee « Égalité femmes-hommes : chiffres-clés de la région et des départements » propose un état de la parité sur cinq thématiques : démographie, enseignement-éducation, conditions de vie, travail-emploi, et salaires.
Cette publication tout juste mise en ligne sur le site de l'Insee pointe des disparités. L'objectif de ces données selon l'Insee ? "éclairer l’action et la réflexion des services déconcentrés de l’État, des collectivités locales, des entreprises, des associations et du grand public pour aller plus loin vers l’égalité entre les femmes et les hommes."
Plus de femmes
Dans le Puy-de-Dôme, on compte, comme aux niveaux régional et national, plus de femmes que d'hommes (51,6% vs 48,4 %). Et c'est bien connu, l'espérance de vie des femmes à la naissance est plus élevée que celle des hommes et elle le reste, 85 ans contre 79,6 ans (en 2020 dans le Puy-de-Dôme). Très logiquement donc, il y a plus de femmes représentées dans la population âgée (75 ans et plus).
Des parcours professionnels stéréotypés
Dans le Puy-de-Dôme comme en région Aura, les femmes sont plus souvent diplômées du supérieur, et présentes dans les cursus généraux que les hommes, eux plus concernés par les cursus professionnalisant. Il y a également plus d'hommes que de femmes sans diplôme (brevet des collèges), mais ils s'en sortent mieux pour obtenir un emploi, 57,8 % des hommes âgés de 25 à 34 ans ayant au mieux un brevet des collèges déclarent occuper un emploi au recensement de la population contre 36,5 % des femmes du même âge.
Les emplois les plus souvent occupées par les femmes sont « Agents d'entretien » (6,8 % des femmes en emploi), « Enseignants » (5,6 %) et « Aides soignants » (5,2 %), tandis que les hommes sont plus souvent « Conducteurs de véhicules » (5,0 %), « Ouvriers qualifiés du second œuvre du bâtiment » (3,7 %) ou « Agriculteurs » (3,3 %).
Les femmes occupent moins souvent des emplois de cadres (...) et lorsqu’elles le sont, elles perçoivent des salaires inférieurs à ceux des hommes, environ 17% de moins.
Et celui que tout le monde attend le voici le voilà : le salaire ! A temps de travail équivalent, le salaire annuel net moyen des femmes travaillant dans le département du Puy de dôme, dans le privé ou dans une entreprise publique, atteint 25 417 euros en 2021 contre 29 792 euros chez les hommes soit un écart de 15% (16% au niveau régional). "Cependant à poste comparable pour un même métier et même employeur ce taux se résorbe à 4%. L'écart s'accroit avec la catégorie socio-professionnelle, il est plus important pour les cadres." explique Guillaume Arion, au service études et diffusion de l'Insee pour la région Aura.
Les femmes occupent moins souvent des emplois de cadres (15,2 % contre 19,2 % pour les hommes) et lorsqu’elles le sont, elles perçoivent des salaires inférieurs à ceux des hommes, environ 17% de moins.
Plus de temps partiel
Elles sont plus concernées par le travail partiel que les hommes, notamment selon le nombre d'enfants. En 2020 toujours, les femmes dans le Puy de Dôme, de 25 à 49 ans, sont 13,4 % à travailler à temps partiel. Avec un enfant elles sont 18,5%, avec deux enfants, trois et plus, on dépasse les 23%. A contrario si madame travaille à temps partiel ou est inactive pour s'occuper des enfants, l'homme de la même tranche d'âge travaille à temps plein. 90,2% des hommes avec deux enfants travaillent à temps plein.
Les femmes, plus concernées par la pauvreté
Selon l'Insee 13,9 % de la population du département vit sous le seuil de pauvreté. "Les familles monoparentales dont le référent est une femme sont plus touchées par la pauvreté que les autres catégories de la population. Dans la région près 80% des familles monoparentales ont à leur tête une femme, et 9% des femmes sont monoparentes, c'est 4 fois plus que les hommes".
En résumé
Pour résumé, les femmes sont plus nombreuses, plus diplômées, mais restent sous représentées dans les postes les plus rémunérateurs. Les inégalités salariales perdurent et s'accroissent à mesure que le niveau de la catégorie socio-professionnelle augmente. Les choix d'études et d'orientation professionnelle restent très stéréotypés avec des "métiers de femmes" et des "métiers d'hommes".
Les femmes sont plus touchées par la pauvreté, environ 30% des familles monoparentales dont le référent est une femme vit sous le seuil de pauvreté.