Wallabies au Puy : Charlie est morte

jeu 03/09/2020 - 13:23 , Mise à jour le 27/11/2020 à 09:07

Le travail a été dur mais il a quand même abouti. Malgré nos (très) nombreuses sollicitations auprès des personnes proches du sujet, toute communication semblait muselée sur la question. « Où est le deuxième wallaby de Benett ? » Ni Jean-Pierre Cazorla, responsable de l’espace animalier du Jardin Henri-Vinay, ni l’employé affairé à nettoyer l’enclos et les cabanes des wallabies, ni les agents des espaces verts très souvent présents sur les lieux, ni les services de communication de la Ville du Puy-en-Velay ne souhaitaient confier l’ombre d’une réponse.

À la question d’établir au moins un bilan de santé et d’acclimatation des deux femelles marsupiales pour leur date anniversaire d’installation il y a un an, les mêmes bras se croisaient et les mâchoires se verrouillaient. Les journalistes de Zoomdici se sont rendus à plusieurs reprises devant l’espace de Sicky et Charlie, et ceci à des heures différentes, pour tenter de les prendre en photo. À chaque fois, une seule apparaissait même lorsque qu’un agent était à l’intérieur en train de nettoyer leur habitat en bois.

----D'où viennent les deux wallabies ?
Sicky et Charlie sont nées au parc de Saint-Nectaire, dans le Puy-de-Dôme. Les deux femelles ont grandi en captivité au contact du public. Selon les explications partagées par le parc pédagogique de Saint-Nectaire, le wallaby est un kangourou très rustique et peut résister à des températures très basses aux alentours de moins 30°C. Les kangourous comme les wallabies sont des herbivores. Ils consacrent ainsi 7 à 10 heures par jour à leur déjeuner.-----"Les vétérinaires sont intervenus mais rien n'a pu être fait pour sauver l'animal"
Finalement, une semaine après nos tentatives, la mairie du Puy a bien voulu partager quelques informations sur les deux animaux aux origines australiennes. "Ce duo né en captivité en Auvergne à Saint-Nectaire dans le Puy-de-Dôme, était arrivé au Puy-en-Velay il y a un an, et logeait dans un espace d'intimité conçu et fabriqué spécialement pour eux, relate-t-elle. En sécurité, bien nourris et soignés, les wallabies ont toujours bénéficié des meilleures attentions de la part des visiteurs et surtout de leurs soigneurs. Malheureusement, tout récemment, malgré toute l'affection portée, une infection a été fatale à l'un d'entre eux. Les vétérinaires sont intervenus mais rien n'a pu être fait pour sauver l'animal. Cette espèce animale vit la plupart du temps en compagnie. Pour que Sicky ne soit plus seul, un nouveau compagnon kangourou va emménager dans l’enclos douillet du jardin Henri Vinay très prochainement".

Emportée par une pneumonie
D’après le vétérinaire de la clinique des Deux Rocs au Puy-en-Velay, Charlie aurait succombé à une infection des poumons. « Elle est décédée d’une infection profonde pulmonaire, ce qui est courant dans les animaux élevés en captivité. L’infection a débuté dans le courant du mois de juillet. Elle a commencé dans la zone buccale et s’est reportée ensuite sur les poumons pour se transformer en une sorte de pneumonie. Malgré les antibiotiques prescrits, le wallabie n’a pas survécu. » Le vétérinaire précise que ce genre de maladie n’a rien à voir avec un problème d’acclimatation des wallabies en Haute-Loire. « C’est très courant chez les animaux d’élevage où qu’ils soient », affirme-t-il. Toujours d’après le professionnel, Sicky est, quant à elle, en bonne santé.

Nicolas Defay

> En mars 2020, le collectif animalistes 43 a lancé une pétition en-ligne pour demander une prise en charge de Charlie et Sicky dans un centre ou sanctuaire adapté à leurs besoins. Elle a recueilli près de 47 000 signatures.


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