Vol, escroquerie et chantage : l'homme sera fixé fin juin

mer 10/06/2015 - 13:51 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:34

Une relation tumultueuse d’un jeune couple l’a mené devant le tribunal correctionnel du Puy. Le jeune homme de 22 ans a du répondre du vol de sa carte bancaire, d’escroquerie et de chantage entre janvier 2012 et décembre 2014 sur son ex-amie. Le montant du préjudice s’élève à plus de 3 000 euros.

Vol et chantage
Étudiante au moment des faits, elle dit ne pas s’être aperçue des mouvements bancaires. C’est sa mère qui lui a signalé des virements. La jeune femme demande à son ami de lui rembourser les sommes sous peine de porter plainte. Dans un premier temps, il s’engage à rembourser puis il change d’attitude et menace de publier des photos et vidéos potentiellement compromettantes et d’en informer ses parents. Certains témoins ont décrit l’homme comme étant violent.

A-t-il abusé de sa naïveté ?
Les manoeuvres financières ont eu lieu à plusieurs reprises. A chaque fois que le couple se reformait, des transactions et des achats s’en sont suivis. La victime reconnaît avoir fait de nombreux cadeaux à son ex-compagnon. Dans sa déposition, le jeune homme avoue avoir " abusé de sa naïveté " pour faire quelques achats. En revanche, elle le soupçonne de lui avoir dérobé sa carte bancaire pendant une période de quinze jours.

Les cadeaux l'empêchaient de tomber amoureux
L’homme voulait, d’après ses dires, mettre un terme à leur relation. Devant la barre, il se défend de tous sentiments envers elle : « Je n’étais pas amoureux mais elle m’achetait, avant d’ajouter, s’il n’y avait pas eu de cadeaux, je serais peut-être tombé amoureux. » Il l’accuse même d’avoir effectué des achats pour elle et de vouloir lui les faire payer aujourd’hui.

Treize abus reconnus
En garde à vue, le jeune homme a reconnu onze achats abusifs, puis treize. Devant le tribunal, il avoue avoir fait du chantage à la jeune femme avec des photos qu'elle lui aurait elle-même envoyées « sans rien que je demande. » La jeune victime, elle, dit avoir subi des pressions et avoir fini par envoyer ces fameuses photos. Il voulait la dissuader de porter plainte : «  Je ne voulais pas que mon père soit au courant. » Les déclarations du jeune homme ont relativement agacé le Ministère Public.

La décision a été mise en délibéré le 30 juin prochain. 

E.J. 

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