Vidéo : la convergence des luttes au Puy

jeu 19/04/2018 - 17:41 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:52

De tous les côtés se développent des mobilisations en défense des services publics comme de ses missions, mais aussi des conditions de travail et des rémunérations des agents.
Que ce soit dans les transports, les hôpitaux, les écoles, collèges et lycées, les universités, les bureaux de poste, les maisons de retraite, la justice ou les collectivités locales, la fameuse "convergence des luttes" prend doucement forme en France.

Objectif : "une répartition juste et une redistribution équitable des richesses produites"
En Haute-Loire, le rassemblement répondait à l'appel des syndicats CGT, CFE-CGC, CFTC, FSU et Solidaires qui visent une convergence des luttes "pour construire une mobilisation nationale intergenérationnelle et interprofessionnelle d'ampleur s'inscrivant dans la durée".
Selon ces syndicats, l'unité est "indispensable" pour qu'aboutisse leur aspiration à "plus de justice sociale" en s'appuyant sur "une répartition juste et une redistribution équitable des richesses produites".

----Des urnes et autres pots communs pour les cheminots ou pour soutenir la Zad de NDDL étaient disséminés sur le rassemblement. Ils ont rencontré "un franc succès" selon les organisateurs.-----Des soutiens multiples et variés
Le mouvement de ce jeudi matin mêlait donc diverses revendications, avec d'un côté une défense sans faille aux Zadistes de Notre Dame des Landes, qui compte des soutiens jusqu'en Haute-Loire, mais aussi la mobilisation des retraités qui ne digèrent toujours pas la hausse de la CSG.
On peut également citer, ils sont même au coeur de ce mouvement, les cheminots, qui veulent remettre leur image sur de bons rails. Enfin, le soutien des manifestants s'adresse aussi aux étudiants, alors que des violences avaient émaillé la faculté de droit de Montpellier en mars dernier.
Enfin, nous pouvons mentionner la proposition d'Emmanuel Macron ce dimanche soir de travailler une journée de plus chaque année au nom de la solidarité et afin de financer une partie de la dépendance, une proposition perçue comme une insulte par nombre de manifestants, alors que 74 % des Français y sont opposés selon un sondage Elabe pour BFMTV publié ce mercredi.

 

Maxime Pitavy

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