Une styliste altiligérienne à l'assaut des States

mar 19/05/2015 - 14:07 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:34

Mathilde Wydauw est Ponote et a participé au prestigieux salon du design Surtex qui s'est tenu à New York du 17 au 19 mai 2015. A vrai dire, c'est même la toute première fois qu'elle se rend à un tel événement en tant qu'exposante; mais qu'importe, "quitte à le faire une première fois, autant le faire en grand et gros", s'enthousiasme-t-elle avant son départ. 

Une grande première
Styliste infographiste depuis près de dix ans, la trentenaire est spécialisée dans le design de vêtements bébés. Etant à son compte, elle travaille pour diverses entreprises qui lui commandent des collections et notamment la marque Vertbaudet, son principal client. C'est à l'initiative de son amie et collègue Laurie Brochard, parisienne et elle aussi spécialisée dans la petite enfance, qu'elles ont décidé de s'inscrire au salon newyorkais pour y présenter leur travail.

"Les Françaises" représentent le pays
L'événement en question accueille près de 500 graphistes en provenance de pays du monde entier. Les deux amies y sont présentes sous le nom "Les Françaises" avec un petit stand pour exhiber leurs créations respectives: des dessins présentés sous format A3, fruits de leurs derniers mois de travail. En l'absence de cahier des charges, les artistes ont pu faire ce qu'elles voulaient et sortir un peu de leurs thèmes habituels. Aussi leurs dessins ne se cantonnent-ils pas aux thèmes de la petite enfance et du vêtement mais sont susceptibles de s'adapter à tous types de supports et de clientèle. C'est là un moyen d'acquérir une notoriété et peut-être même de "tomber sur des gens qui vont vouloir vendre sous [leur] nom".

----Un salon de renom
Le salon Surtex qui a lieu chaque année sur l'île de Manhattan à New York attire chaque année depuis 29 ans des participants en provenance de 49 pays différents. C'est le seul événement de ce genre en Amérique du Nord à être entièrement consacré au design. Les exposants y voient l'opportunité de commercialiser leurs créations, quel que soit le support auquel elles sont destinées.-----Des débuts difficiles
Pour Mathilde, cette ouverture internationale est un "vrai pari", un peu à l'image de ses débuts dans le métier. Si aujourd'hui elle considère que c'est une grande chance pour elle d'arriver à vivre de son travail, c'est que cela n'a pas toujours été le cas: elle dit avoir connu "de grosses galères", dont elle est sortie à force de persévérance.  


En quête d'inspiration

Au-delà de l'aspect commercial, le salon est aussi un "vrai nid à idées" et l'occasion de voir ce qui se fait ailleurs. Mais c'est surtout dans les rues de New York que Mathilde espère trouver l'inspiration: "Regarder les gens qui passent, voir ce qui fait le petit "truc"de chacun, pour moi, tout part de là, c'est une vraie spirale." Forte de ce constat, elle voyage beaucoup, aussi bien en Afrique -deux à trois fois par an- qu'en Océanie, et s'inspire des pays qu'elle visite. 


Un style hétéroclite

Quant à lui demander de définir son style personnel, c'est lui poser une colle. "Je ne me suis jamais vraiment regardée de l'extérieur en tant qu'artiste", avoue-t-elle. Ses amis la décrivent comme "généreuse dans les dessins" mais adepte de la simplicité, prompte à recourir aux thèmes animaliers, floraux ou encore de l'ethnicité. "Ma force, c'est de pouvoir m'adapter à plusieurs styles, je suis assez polyvalente."

E.R.

 

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