Une nouvelle carte scolaire adoptée (et contestée)

sam 16/02/2019 - 17:41 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:56

Tandis que se jouait l’avenir de la carte scolaire, parents et syndicats étaient de nouveau côte à côte en train de manifester devant la préfecture du Puy-en-Velay, ce vendredi 15 février. Malgré les manifestations, les discussions et les négociations, rien n’y a fait : Jean-Williams Semeraro, l’Inspecteur d’académie de Haute-Loire est resté fidèle à ses propositions.

----Dans les écoles
Ouvertures de 13 classes :
- Champagnac- le-Vieux ; Saint-Martin-de-Fugères, Beauzac ; Dunières ; Montusclat ; Polignac ; Le Val-Vert (Le Puy) ; Saint-Beauzire ; Saint-Vincent, Vergongheon, (un demi-poste pour chaque);
- Monistrol (Albert-Jacquart), Saint-Ferréol-d’Auroure ; Saint-Pierre-Eynac ; (un poste entier pour chaque).
- CP allégées : Sainte-Sigolène ; Le Val-Vert (Le Puy).
Fermetures : Arsac-en-Velay ; Cussac-sur-Loire ; Dunières ; Félines/Sembadel ; Lantriac, Mazeyrat-d’Allier ; Montusclat ; Polignac ; Taulhac (Le Puy).----- « Avec un total de 15 ouvertures (sans compter les deux mesures liées à l’adaptation scolaire) pour 9 fermetures et le maintien de 6 classes, cette carte scolaire correspond tout à fait à ce que j’avais annoncé depuis plusieurs semaines, a-t-il expliqué dans un communiqué de presse. A savoir une rentrée positive prenant en compte les territoires ruraux, la scolarité obligatoire à trois ans, les élèves d’origine sociale et culturelle défavorisée, l’accueil des élèves allophones ».

Des écoles publiques délaissées

Les syndicats contestent les chiffres avancés par l’Inspection d’académie (IA) et rejettent en bloc cette nouvelle carte scolaire. « Pour les écoles, la rentrée se fera avec une perte de 3 postes. Nous n’utilisons pas d’artifice de communication et annonçons mathématiquement qu’il y aura bien plus de fermetures que d’ouvertures, dénoncent Aurélie Anjarry et Didier Fabre, les représentants UNSA Éducation au Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN). Même si le nombre d’élèves est en baisse, nous contestons ces retraits de postes car la situation de notre département exige au moins le maintien des dotations actuelles. »

Même son de cloche du côté de la FSU qui a voté contre cette carte scolaire, tandis qu’UNSA s’est abstenu : « Notre département manque de moyens pour le remplacement, les Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté  (RASED), la formation continue et voit disparaître le dispositif « plus de maître que de classes ». Beaucoup d’écoles, en particulier en maternelle, ont des effectifs trop élevés. L’IA ne prend pas la mesure de ces problèmes, tout comme il ne tient pas compte de la concurrence avec l’école privée qu’il aggrave en fermant des classes dans des communes très impactées. »

Situation similaire en collège

----Dans les collèges
Fermeture de 13 classes : à Aurec-sur-Loire, à Brives-Charensac, à Landos, au Chambon-sur-Lignon (2 classes), Monastier-sur-gazeille (2 classes), au colège Lafayette du Puy, à Monistrol-sur-Loire, à Paulhaguet (2 classes), à Saint-Julien Chapteuil, et à Yssingeaux.
Ouverture de 4 classes : à Brioude, au collège Jules Vallès du Puy, et à Sainte-Florine, ainsi qu’une classe ULIS, au collège de Langeac.----- En collège, la situation est globalement similaire : en septembre prochain, selon l'UNSA, le département déplorera 10 classes en moins par rapport à la dernière rentrée. La critique principale vise « la baisse des moyens », notamment pour les trois plus petits collèges altiligériens : à Saugues, à La Chaise-Dieu, et à Blesles, où l’Inspection d’académie, a décidé de ne pas respecter la dotation minimale obligatoire de 29 heures par classe, jugeant que « les effectifs étaient très faibles sur les quatre niveaux ».

Seule bonne nouvelle pour Didier Fabre, du syndicat UNSA : la création d’une classe Unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS) au collège de Langeac, « sur ce bassin où les classes ULIS du collège de Brioude sont saturées ».

Dans tous les cas, que ce soit pour les écoles ou les collèges, des ajustements seront faits en juin, à la veille des vacances scolaires. Mais d’ici là, les syndicats resteront mobilisés.

Julia Beurq

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