Une déclinaison d'Action Coeur de Ville pour « répondre aux besoins des territoires »

lun 21/01/2019 - 17:37 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:55

Et de deux. Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales avait fait un passage (express) à la préfecture au lendemain des événements violents intervenus en marge du mouvement des Gilets jaunes du 1er décembre 2018. Elle est revenue sur les terres altiligériennes ce lundi 21 janvier 2019, pour une visite bien plus longue cette fois-ci, encadrée par de nombreux CRS. Au cœur des différents discours que la ministre a pu prononcer tout au long de sa visite : la nécessité d’adapter les politiques aux territoires.

Dans le cadre de cette thématique, la ministre a apposé sa signature à côté de celles du maire du Puy-en-Velay, Michel Chapuis, du président de l’Agglomération du Puy, Michel Joubert, de la représentante du président de la Région, Isabelle Valentin, du président du Département, Jean-Pierre Marcon et du préfet de la Haute-Loire, sur le contrat nommé « Action Coeur de Ville ».


(Signature du contrat "Action coeur de ville" en préfecture de Haute-Loire. Photo DR/S.Ma)

----« Coeur de Ville » rend le territoire éligible à la nouvelle loi Pinel dans l’ancien 2019 et permettra ainsi aux investisseurs d’acheter au Puy des logements à rénover et de profiter d’avantages fiscaux.-----La ville du Puy fait ainsi officiellement partie des 222 villes moyennes retenues pour ce plan gouvernemental initié par Jacques Mézard, le prédécesseur de Jacqueline Gourault. Tout un programme au Puy qui avait été révélé au mois d’octobre 2018 lors d’un conseil municipal et composé de 16 premières actions dites matures, pour redonner une attractivité au centre-ville en s’attaquant aux dysfonctionnements existants dans tous les domaines (habitat, commerces, travaux d'aménagement, numérique, etc). Le tout pour un coût prévisionnel estimé à 3.961.838€ pour lequel la Ville sollicitera l'Europe, la Région et tous les partenaires du programme "Action cœur de ville", soit l’État, la Caisse des dépôts, Action logement et l'Agence nationale de l’habitat.

Michel Chapuis a d’ailleurs profité de la visite de la ministre pour l’interpeller au sujet de l’opération de renouvellement urbain dans le cadre de l’ANRU sur le quartier du Val-Vert.

 

Ce à quoi Jacqueline Gourault a répondu avoir bien entendu la demande, « le dossier est à l’étude ».
 


(La ministre en visite à la Maison des services au Public à Craponne. Photo DR/S.Ma)

L’opération de revitalisation de territoire, un outil supplémentaire
Juste avant la signature de ce contrat « Action coeur de ville » en préfecture de Haute-Loire, la ministre s’était rendue un peu plus tôt dans la matinée à Craponne-sur-Arzon. « Je suis une rurale du Loir-et-Cher ! », a-t-elle lancé comme pour justifier à son auditoire sa présence sur cette commune d'un peu plus de 2 000 habitants, perchée à 1 000 mètres d’altitude. Cette visite s’explique également par le fait que Craponne est susceptible de contracter une ORT (Opération de revitalisation de territoire) avec l’État. Mais qu’est-ce qu’une ORT ?

Craponne a vécu l’exode rural, la désindustrialisation à la fin des années 1990, la dévitalisation de son centre-bourg... Mais plutôt que de regarder en arrière, le maire Laurent Mirmand et ses équipes ainsi que ses partenaires dont l'Agglo, parlent au présent et de leur envie de redonner de l’attractivité à la commune avec notamment la Maison de services au public, la mise en service de bus et de vélos électriques en location, un potentiel industriel, etc. Ils envisagent également l'avenir avec un programme pensé pour 2040 axé, entre autres, sur l’habitat. «La revitalisation du centre-bourg représente un vrai enjeu de reconquête », a précisé le premier magistrat.

A quelle date les communes pourront-elles postuler pour intégrer ce nouveau dispositif ? Rollon Mouchel-Blaisot, directeur du programme national « Action Coeur de Ville » au Ministère de la Cohésion des territoires, répond :

La ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales s’est, dans un dernier temps, rendue sur la commune de Cécile Gallien pour une visite à la maison de santé de Vorey-sur-Arzon. La ministre a ainsi assuré son soutien à l’élue proche d’Emmanuel Macron (référente territoriale LaREM43, membre du bureau exécutif national LaREM, vice-présidente de l’AMF association des maires de France et Conseillère départementale de l'Emblavez-Meygal), victime de menaces et d’actes d’intimidation.
Stéphanie Marin

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