Une collection à la carte au Puy

sam 06/08/2016 - 17:15 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:42

« Un jeune collectionneur a 45 ans… » La 41e bourse aux cartes postales a lieu ce samedi 6 août à la salle Jeanne-d’Arc au Puy-en-Velay. Les passionnés tentent de transmettre leur passion aux plus jeunes, et ce n’est pas chose facile. Sur les 400 à 500 visiteurs, le public jeune n’est pas légion.
Meilleur emplacement
« On revient à nos premiers amours avec la salle Jeanne d’Arc », fait remarquer Jean-Paul Avouac, président. C’est là que la bourse avait déjà lieu avant. Depuis une trentaine d’années, l’événement était organisé au gymnase du stade Massot. Un changement apprécié par l’organisation : « On est mieux ici, même s’il y a un problème de stationnement ». C’est vrai que la visite devient un véritable casse-tête à force de tourner en rond à la recherche d’une place de parking. « Je me suis garé à 8h30, témoigne un collectionneur. Avec le marché, c’est compliqué. »
Des budgets parfois considérables
« Depuis deux ans, on fait les entrées gratuites pour faire venir tous les publics », explique Jean-Paul Avouac, président. Malgré ça, la fréquentation n’a pas vraiment changé. Heureusement, il y a quelques exceptions. Âgé de 13 ans, Mathias collectionne les cartes postales de cyclisme. « Mon grand-père en avait plein, je les ai récupérées et je continue la collection. » Accompagné de son père, il regarde avec envie des cartes dont le prix s’envole parfois.
De quelques centimes à plusieurs centaines d’euros la carte, il y en a pour tous les budgets. « Oui, c’est un budget », reconnaît Françoise venue avec son mari Michel et leur fille Mathilde. Ils ont environ 200 cartes. Bertrand Georges, marchant raconte : « En 1978, une carte se vendait 35 000 francs. C’était ‘Le médecin des pauvres’ (une carte où on peut y voir un attelage de chiens, chose interdite à l’époque sauf autorisation exceptionnelle, ndlr). Maintenant, elle doit encore se vendre dans les 5 800 - 6 000 euros ».
En revanche, certaines cartes postales ont du mal à trouver preneur : celles qui ne sont pas situées. Jean-Louis Voruz, brocanteur ponot plus connu sous le surnom « le vieux singe » témoigne : « Les gens manquent d’humour, ils ne veulent que leur village ». Il tend une carte. Sur celle-ci, une quinzaine de personnes posent au côté d’un boeuf. « D’après la maison à l’arrière, je dirais que c’est au Sud du Puy. »
A défaut de la vendre, le brocanteur fournit les collectionneurs en clichés anciens de villages du département ou de territoires voisins.
Emma Jouve

Vos commentaires

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire