Une altiligérienne s'engage pour le Togo

jeu 14/08/2014 - 21:24 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:24

Audrey Raveyre a toujours voulu se lancer dans un projet humanitaire. Quand elle était petite, Audrey rêvait de devenir un jour infirmière humanitaire. Depuis, elle a changé d'ambition et étudie le droit mais elle s'est décidée et s'est engagée avec l'association JEMA-TOGO (Jeunes Etudiants du monde en Action pour le Volontariat TOGO). Cette dernière oeuvre pour l'éducation des enfants démunis, orphelins et enfants de la rue, l'éducation scolaire, la santé pour tous, l'environnement, la promotion de l'art et de la culture Africaine. Depuis son retour, elle ne rêve que d'une seule chose : repartir.

La peur puis le bonheur
Du 17 juillet à dimanche 10 août, Audrey est parti, direction Banyi ela vanyo, un village de 15 000 habitants du Togo. C'est un peu stressée qu'elle est a fait le voyage avec les dons récoltés. Mais elle avait pris soin de contacter une autre bénévole qui se rendait sur place afin de ne pas être totalement dépaysée. À son départ, Audrey a été en excédent de bagages et a même dû enlever ses propres affaires pour amener tous les dons collectés. Elle est partie avec une mission : l'alphabétisation des femmes et l'animation avec les enfants.
A son arrivée, elle a fait connaissance avec tous les volontaires (Togolais et Français). Audrey nous raconte avec beaucoup d'excitation ces premiers jours : " Je suis arrivée un week-end donc il n'y a pas de chantier. Nous sommes partis découvrir le nord du Togo et j'ai compris tout de suite comment aller se dérouler la suite de mon voyage : être à vingt dans une voiture de dix places pour faire douze heures de trajet ".

Une volonté de fer
Ce sont six femmes qui ont suivi les cours de la jeune bénévole. Le programme scolaire avait été élaboré avant l'arrivée d'Audrey : " On a commencé par l'alphabet et au bout de trois semaines on faisait des dictées. C'est-à-dire qu'on a fait d'énormes progrès. Les femmes étaient vraiment pleines de volonté même si elles n'etaient pas toujours toutes présentes à cause du travail aux champs ".
Quand aucune des femmes ne pouvait venir, Audrey a pu participer au chantier de rénovation de l'école du village. Trois classes étaient à refaire dont une qui avait été dévastée par une tempête : " C'est une expérience très enrichissante de savoir qu'on peut construire une école pour les enfants ". Ces salles de classe sont prévues pour 80 élèves, ce qui est énorme.

Une collecte réussie
" Je tiens à remercier la Mairie du Puy pour la collecte des dons " déclare la jeune bénévole. C'est en juillet dernier qu'un appel aux dons (fournitures et autres matériels de première nécessité) avait été lancé. En quelques jours, 25 kg de livres, habits, peluches... ont été collectés.  Les livres de lecture issus la collecte ont été utilisés pour l'apprentissage des jeunes. Des livres de français et des romans ont aussi été reçus. Audrey raconte avec émotion : " On a pu se servir des livres, pas des romans puisque c'est trop tôt. C'était génial ".
Toutes les fournitures scolaires ont été remises au directeur de l'école ainsi que les livres pour qu'ils puissent être empruntés.

Pauvreté frappante
Audrey, émue, raconte : " Il y avait plus d'une centaine d'enfants au village et malgré les grandes quantités de dons, il n'y en avait pas assez pour tout le monde. Pour les peluches, on a organisé des jeux pour les faire gagner. C'était très émouvant puisque certains n'ont rien eu. Le plus triste, c'était pour la distribution de vêtements. On devait les donner qu'aux enfants de l'école mais tout le monde s'est jeté sur nous. Rien que pour des petites culottes, tout le monde se bat alors que ce sont des personnes très accueillantes. Tout ce qui nous parait évident est exceptionnel pour eux ".

Constat motivant
Une certaine remise en question s'impose après avoir vécu le quotidien de familles togolaises : " Je trouve ça impressionnant de voir tout ce qu'on a en claquant des doigts alors qu'eux n'ont rien et ne se plaignent pas. Ils sont même heureux comme ça. Nous avons tout et nous râlons sans cesse. C'est ce qui me motive à repartir ". Ce projet a été une réussite pour la jeune bénévole même si elle avoue que le retour est très difficile : " En partant j'avais peur de me retrouver seule au Togo mais au final, c'est ici que je suis seule par rapport à là-bas ".

Audrey est aujourd'hui représentante de son association au Puy et à Lyon, ville où elle fait ses études de droit. En tant que représentante, elle assure la promotion de l'association et encourage les personnes à se lancer dans cette aventure. Audrey souhaite la faire connaitre et rassurer les personnes qui hésitent à partir.

Une collecte de fonds est organisée pour la rénovation d'une école togolaise : ici.
Plus de renseignement auprès d'Audrey Raveyre : audrey.raveyre@gmail.com

E.J.

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