Un projet immobilier qui fait débat

sam 15/03/2014 - 15:52 , Mise à jour le 26/11/2020 à 18:34

Ce samedi matin, l’association « Vivre en vieille ville » s’est installée rue Pannesac au Puy  afin de réunir le plus de monde possible pour s’opposer à un projet immobilier du Foyer Vellave.

Quel projet ?
Un immeuble de la rue Villeneuve, voisin de celui qui a été reconstruit à la suite d’une explosion (fuite de gaz) doit être rebâtit à l’identique. Le Foyer Vellave est à l'origine de ce projet. Sur quatre niveaux, ce sont huit logements qui doivent voir le jour sur une base de 260m2.

Des difficultés à résoudre
Le collectif qui veut une vieille-ville plus lumineuse et plus aérée s’oppose donc à cet projet. Le président nous explique : « Au début, l’immeuble devait comporter des garages mais au final, il n’y aura que des appartements. C’est un premier problème puisqu’il y a déjà des difficultés de stationnement ». L ‘association oeuvre également pour attirer de nouveaux riverains : « On veut de nouvelles familles mais en mettant des appartements en rez-de-chaussée dans des rues si étroites, nous n’aurons que des familles « par défaut », qui ne resteront pas ».
L’association d’une trentaine de membres préférerait voir un espace collectif comme un jardin, un terrain de jeu pour enfant ou autre. Le président continue : « Nous aimerions un espace où il pourrait y avoir des échanges intergénérationnels ».

Complication administrative
Deux élus de la mairie sont venus renouveler leur soutien : Willy Guieau et Catherine Chalaye. En effet, le 4 mars dernier, les représentants de l’association ont rencontré le Maire du Puy, Laurent Wauquiez qui a choisi de les soutenir dans leur lutte en demandant au Préfet dans une lettre datée du 10 mars une dérogation puisque l’immeuble ayant été déconstruit, il y a une obligation de le reconstruire. De plus, une importante subvention pour la déconstruction a déjà été perçue pour ce quartier et celui de l’îlot Saint-Jacques/Boudignon entre autre. La crainte des élus s’ils obtiennent gain de cause, c’est évidemment de devoir rembourser cette somme considérable.

Construire ou réhabiliter ?
Le président reprend : « D’après une étude de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques), 14% des logements ponots sont inhabités, alors pourquoi en construire de nouveaux ? Il faudrait les réhabiliter ». Ce à quoi Willy Guieau répond : « C’est triste à dire mais il coûte moins cher de  construire que de réhabiliter et c’est dommage ».
Ce combat difficile a déjà réuni près de 300 signatures. Les bénévoles mettent tout en oeuvre pour faire parler de leur mobilisation puisqu’ils ne disposent que de deux mois pour faire un recours suite à la validation du projet.

L’association est très engagée dans le principe de ville en transition en espérant que la cité ponote prendra de l’avance dans ce domaine.

Dimanche 30 mars, un repas de voisins est organisé place Bernard James pour animer le quartier et renforcer la convivialité.

E.J.

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