Un message d'espoir contre la maladie : Soline s'élance sur les sentiers de Compostelle

Par Pierre QUETAUD , Mise à jour le 28/03/2026 à 18:00

Temps de lecture : 4 minutes

Dans un message de foi, de solidarité et d’amour, l'évêque du Puy s’est adressé à une centaine de personnes pour un départ en pèlerinage des plus spécial. Ce samedi 28 mars, atteinte de la maladie de Charcot depuis plus d'un an, Soline Wenger reste combative et se prépare à fouler les sentiers de Saint-Jacques de Compostelle.

La maladie de Charcot

Portant le nom du neurologue qui l'a découvert, elle touche aujourd'hui environ 8000 Françaises et Français.

De sa vraie appellation, Sclérose Latérale Amyotrophique, la SLA est une maladie neurodégénérative affectant les neurones et la moelle épinière en charges du bon fonctionnement moteur du corps. On remarque alors, sur les personnes touchées, un affaiblissement, une atrophie des muscles, voire une paralysie de ces derniers. C’est une maladie rare et incurable.

Pour plus d'informations

Un nouveau défi 

Pour la quadragénaire originaire de Lyon, ce départ n'est pas son premier.  Après un premier projet en début d'année, Soline Wenger, reprend ses chaussures, et son sac, pour entreprendre un nouveau voyage.

En janvier 2026, elle s'était déjà lancée dans une première aventure en partant de la cathédrale Saint-Jean à Lyon, jusqu'à la cité ponote. Avec 160 km à l'horizon, elle avait parcouru entre 16 et 25km par jour.

En tant normal, il s'agirait déjà d'une belle aventure, mais le mérite est d'autant plus grand puisque Soline est atteinte de la maladie de Charcot depuis 2024/2025.

"Pour me retrouver moi même après l'annonce d'une maladie comme ça, j'avais besoin de ça. Et petit à petit en en parlant, beaucoup de monde m'a manifesté de la sympathie, de l'amour. J'avais besoin de témoigner de cet amour et de l'espérance que me donne ce chemin, pour moi, pour les autres malades que je porte sur mes coquilles." explique Soline.

En ce 28 mars 2026, elle a repris la route de Saint-Jacques de Compostelle. Symboliquement, à son sac à dos, sont accrochées plusieurs coquilles Saint-Jacques avec le nom des malades qu'elle a rencontré et qui n'ont pas pu la suivre.

Les grilles de la cathédrale s'ouvrent pour le départ de Soline Photo par QUETAUD Pierre

Un départ béni par l'évêque

Arrivée la veille dans la ville, elle a, ce samedi matin, pu s'entretenir en privé avec Monseigneur Baumgarten, évêque du diocèse du Puy. S'en est suivie une messe dans la cathédrale avant son départ. Famille, amis, mais aussi d'autres personnes touchées de près ou de loin par la maladie l'ont rejoint. Devant plus d'une centaine de personnes, l'évêque a alors tenu quelques mots et béni le pèlerinage de Soline. 

"Mais nous savons que face à l'injustice du mal, il y a la bonté des cœurs." Mgr Baumgarten

"[Etant également de Lyon], vous connaissez indirectement un de mes frères, vous voyez, c'est une histoire de famille. [...] Nous sommes nombreux à être rassemblés ici, pour des raisons diverses et variées, mais en tout cas, pour vous accompagner au cours de cette marche."

"Et puis on a nos combats, nos combats ce sont les combats contre l'injustice, la maladie, [...] car toute maladie est injuste. Mais nous savons que face à l'injustice du mal, il y a la bonté des cœurs." rajoute l'évêque.

Mgr Baumgarten bénissant Soline avant son départ Photo par QUETAUD Pierre

Sensibiliser sur la maladie

Outre ses motivations personnelles, ce voyage permet à Soline de continuer de faire connaitre cette maladie autour d'elle.

"C'est pour ça que finalement j'ai voulu communiquer autour de ça, communiquer également pour faire connaître cette maladie, qui est terrible et méconnue et qui touche plusieurs personnes ici présentes [à cette messe]. [...] Donc merci à tous, d'avoir pris ce combat aussi à mes côtés et d'avoir manifesté cet amour."

En plus de cet exemple, la quadragénaire lyonnaise fait de nombreuses interventions. Elle fait partie d'un groupe de 250 participants mondiaux touchés par la maladie (dont 10 en France) pour participer à des essais cliniques. De même, elle partage ses aventures sur son compte Instagram @slaction_soline. Elle rappelle également que toute personne intéressée peut faire un don à l'ARSLA, l'Association pour la Recherche sur la SLA.

Des centaines de personnes réunies pour Soline Photo par QUETAUD Pierre

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