Un marché du Cœur pour soutenir le local

Par Opaline Martraix ven 14/05/2021 - 16:00 , Mise à jour le 15/05/2021 à 04:00

Le marché des producteurs altiligériens s’est déroulé le jeudi 13 mai sur la place du Breuil du Puy-en-Velay. Une rencontre entre producteurs et membres de l’association des Restos du Cœur créatrice de soutien et de partenariats.

Un rdv local le jeudi 13 mai pour les producteurs du département, réunis grâce au marché « du coeur » organisé par les Restos de Coluche au Puy-en-Velay. Le but ? Faire connaître les producteurs et artisans altiligériens, et favoriser des partenariats agricoles. Accorder une visibilité aux productions locales dont les agriculteurs et producteurs présents sur le marché ont bien besoin.

« C’est important pour nous d’être là car on commence à être très nombreux à faire ce genre d’activité donc on veut se faire connaître. Ce marché c’est l’occasion de faire fonctionner le bouche-à-oreille », Marielle Dunis du GAEC de la Roche Jaune de Roche-en-Régnier.

Marielle Dunis à droite, du GAEC de la Roche Jaune, production de steaks hachés. Photo par Opaline Martraix

Il s’agit d’un Groupement Agricole d’Exploitation en Commun, qui permet aux agriculteurs de s’associer pour la mise en valeur commune d’une exploitation.

Une notoriété locale qui est d’autant plus difficile dans un contexte sanitaire particulier. Pour Christian Giraudon, artisan distillateur pour l’exploitation des Huiles essentielles de Cherchebrot, être présent à ce marché permet de rendre central le soutien aux artisans et producteurs qui souffrent de la situation actuelle. « C’est toujours important de soutenir toutes les activités de la région parce qu’on en fait partie », précise Christian Giraudon. Cela favorise ainsi une réelle entraide locale entre producteurs. Maintenir et favoriser le local, c’est vital pour les acteurs de ces productions agricoles de Haute-Loire.

Un soutien aux plus démunis

Répondre présents à l’invitation des Restos du Cœur du Puy c’est aussi apporter son soutien à leurs actions de lutte contre la précarité. Nombreux sont les bénéficiaires qui poussent la porte de l’association, un nombre qui ne cesse d’augmenter à cause de la crise sanitaire.

Christian Giraudon, artisan distillateur pour les Huiles essentielles de Cherchebrot. Photo par Opaline Martraix

« Il faut soutenir les gens dans le besoin », affirme Cécile Archer, agricultrice céréalière à Polignac pour la Ferme Archer. Ce partenariat proposé par les Restos du Puy c’est le moyen pour elle de venir en aide aux plus démunis. Achats des produits en vente ou récupération des stocks d’invendus auprès des producteurs, voilà un moyen de rendre accessible les productions altiligériennes aux plus précaires.

« On se sent concernés par cette précarité et bien sûr c’est important de les soutenir » Christian Giraudon.

Un accès au local qui favorise la qualité des produits distribués par la suite par l’association de Coluche. « C’est toujours bien de pouvoir nourrir tout le monde avec des produits de qualité », indique Julien Delabre producteur laitier du GAEC Vach’Mont Bio. Cette qualité locale permet également de contrebalancer le poids des marchandises des diverses grandes surfaces. « Evidemment que c’est important, c’est mieux car on sait que ça vient d’ici », approuve Lisa, cliente sur le marché solidaire.

La lentille du Puy bien sûr présente sur le marché local grâce à la Ferme du vert Photo par Opaline Martraix

Une réponse au problème des invendus

Ce travail commun entre producteurs et l’association humanitaire du Puy dévoile également un autre enjeu. Celui de la gestion des produits invendus. Liée au type de production et at fonctionnement de ces structures agricoles locales, cette gestion varie ainsi d’une production à l’autre. Des produits à date de consommation longue, vente à prix libre pour des produits en fin de vie/date, commercialiser uniquement sur commandes...Des solutions déjà établies chez certains producteurs qui pourraient être complétées par la signature d’un partenariat avec les Restos du Cœur.

« On est déjà dans une démarche de zéro déchet, on n’a quasiment pas de déchets en distillerie. On récupère des plantes issues de tailles de végétaux, qu’on réutilise pour différentes choses. Si en plus une association peut ensuite récupérer nos invendus, c’est parfait. » Christian Giraudon.

Eviter le gaspillage et garnir les stocks des Restos du Puy, un fil rouge de ces partenariats locaux qui amènent à remettre en question notre gestion des déchets également au quotidien.

Des particuliers qui donnent ?

Il est possible de donner individuellement aux Restos du Cœur des produits d’hygiène ou alimentaires. La liste des produits recevables et acceptés par l’association est détaillée sur leur site.

Ce marché solidaire attire notamment des clients déjà sensibles au problème du gaspillage et des invendus. « On achète plus souvent mais en moindre quantité pour éviter le gaspillage », déclare Marine, cliente sur le marché.

Même son de cloche de la part de son amie, Lisa : « Si j’ai des produits que je ne consomme pas, autant que ça serve à quelqu’un d’autre ».

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