Un hymne à la joie sur les antennes de RCF

mar 06/01/2015 - 20:16 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:32

En cette rentrée 2015, la radio RCF opère de multiples changements afin de renforcer son spectre d'auditeurs, avec notamment un nouveau logo, un nouveau site web et un nouveau slogan : "la Joie se partage", un message d'optimisme dans une société souvent bien terne, sans toutefois verser dans la naïveté : c'est aussi la joie de comprendre, de connaître, etc.
"C'est un positionnement général et on fait le choix de ne pas donner la priorité aux faits divers", explique Stéphane Longin, directeur des programmes en Haute-Loire, "même si on sait que ces informations génèrent beaucoup de clics". Reconnue pour son sérieux et sa crédibilité, l'antenne propose chaque jour cinq flashs d'informations locales de sept à neuf minutes chacun. Suffisament donc pour aborder les sujets, mêmes complexes, en profondeur.

  • Bernard Planche, le vice-président de l'antenne altiligérienne, revient sur cette nouvelle ligne éditoriale en assurant qu'elle ne versera pas dans l'angélisme non plus.

----RCF est le 1er réseau indépendant généraliste de radios de proximité : il dispose de 63 implantations locales et de 250 fréquences FM de proximité.-----Un modèle économique particulier
RCF dispose d'un réseau de 63 radios de proximité en France et en Belgique, soit 300 salariés et 3 000 bénévoles. Son audience nationale globale est ainsi de 500 000 auditeurs par jour en France. En Haute-Loire, ce sont environ 9 000 fidèles auditeurs que recense la radio chrétienne avec ses quatre salariés et ses 65 bénévoles.
Son modèle économique est égalment tout à fait particulier puisque la place réservée à la publicité est infime : à peine 2 % du budget. "Nous sommes surtout très dépendants, ce qui est paradoxalement une liberté pour nous, de nos auditeurs", analyse le vice-président, "puisqu'ils sont également de généreux donateurs et ils nous permettent de faire fonctionner cette radio, on tient donc à les remercier". Globalement, les dons représentent un tiers du budget de l'antenne altiligérienne, un tiers provient de subventions (le FSER) et un tiers grâce au soutien financier du diocèse du Puy.

----Pas seulement une radio de séniors
L'audience de RCF n'est pas si âgée qu'on pourrait le penser et 13 % de l'audience provient du web et des smartphones. Ensuite, 16 % ont moins de 35 ans et 24 % ont entre 35 et 50 ans, ce qui fait tout de même 40 % de l'audience qui a moins de 50 ans. Ils sont ensuite 25 % de 50 à 65 ans et 35 % au-delà de 65 ans.-----Une radio qui ne s'adresse pas qu'aux chrétiens
Quand on regarde en détail l'audience de RCF, on constate qu'environ la moitié des auditeurs est plutôt éloignée de l'Eglise : 24 % ne sont pas chrétiens (ou sans religion) et 26 % sont des chrétiens non pratiquants. Au final, "seulement" 36 % des auditeurs sont des chrétiens pratiquants réguliers. Enfin, environ 50 % des chrétiens ne connaissent pas cette radio.
La preuve donc que la radio ne s'adresse pas qu'aux chrétiens : "je pense qu'ils trouvent sur notre antenne aussi des occasions de réfléchir et de découvertes un peu différentes", observe Bernard Planche, "on a aussi la chance d'avoir quatre heures de programme consacrées uniquement à la Haute-Loire tous les jours".

"La joie augmente quand on la partage, ce qui est assez rare"
Parmi les nouveautés de la radio chrétienne, on retrouve un nouveau logo, avec des couleurs plus chaudes, mais aussi un nouveau site web, "car le notre était en fin de vie", concèdent les responsables de l'antenne altiligérienne. L'objectif sera donc d'apporter plus de service, plus d'interactivité et de proximité, plus de solidarité active, d'engagement, et bien sûr plus de joie.
"La joie augmente quand on la partage, ce qui est assez rare", témoigne Serge Monnier, ancien maire du Puy-en-Velay et professeur de philosophie, qui fait chaque lundi une chronique sur l'antenne vellave. Des décrochages locaux, à la rencontre des gens, des émissions en patois occitan ou encore des émissions offrant carte blanche à des invités locaux, viennent ponctuer la programmation.

Pour des raisons techniques (renouvellement de matériel), l'antenne locale sera contrainte de fermer trois semaines en février mais les responsables locaux espèrent bien franchir cet obstacle avec tous ces changements et comptent bien aussi renforcer la place de la radio chez les plus de 40 ans, ceux qu'ils appellent "les chercheurs de sens". Une mission à accomplir dans la joie.

Maxime Pitavy

À découvrir

Contenus sponsorisés

Vos commentaires

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire