Un étudiant auvergnat sur trois a déserté le domicile parental, un sur deux au Puy

lun 23/02/2015 - 14:36 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:33

Aujourd'hui, l'image du « Tanguy », ni enfant, ni adulte, qui vit chez ses parents et ne parvient pas à devenir adulte ne cadre pas avec la réalité des jeunes étudiants en Auvergne.
En effet, près de deux tiers des étudiants de la région ne vivent plus au domicile parental. Entre 2006 et 2011, cette part a même augmenté.

Le mode de vie étudiant évolue avec le niveau du diplôme
Ainsi, 37 % occupent seuls un logement, 11 % vivent en couple et 7 % sont en colocation. Enfin, 8 % des étudiants occupent une chambre dans une cité universitaire ou un foyer d’étudiant (hébergements collectifs). Le mode de vie estudiantin évolue avec le niveau du dernier diplôme obtenu. En Auvergne, moins de la moitié des étudiants qui ne sont encore que bacheliers occupent un logement indépendant (seuls dans leur logement, en couple ou colocataires).
Mais près de sept étudiants sur dix sont dans cette situation lorsqu’ils sont diplômés des 2e ou 3e cycle, des diplômes essentiellement préparés sur le pôle clermontois, une concentration qui oblige les étudiants non-puydômois à quitter le domicile familial. Par ailleurs, plus âgés, ces étudiants vivent plus fréquemment en couple. Ce mode de vie s’accompagne d’une plus grande autonomie financière : quel que soit leur âge, 40 % des étudiants vivant avec un conjoint occupent un emploi rémunéré. Cette part varie de 18 % à 22 % pour les autres modes de vie.

Une hausse de la demande de logements, notamment de petite taille
En Auvergne, depuis 2006, la part des étudiants hébergés par leur famille se réduit quel que soit le niveau du dernier diplôme obtenu. En conséquence, la proportion d’étudiants vivant seuls progresse. Ces évolutions, entre 2006 et 2011, sont nettement plus marquées en Auvergne (+ 3,40 %) qu’au niveau national (+ 1,30 %). Elles génèrent mécaniquement une hausse de la demande de logements, notamment de petite taille.
Mais s’ajoute à cette demande, liée donc à la seule évolution démographique du nombre d’étudiants, l’effet dû au désir d’autonomie plus marqué des jeunes qui se traduit par la nécessité de disposer de davantage de logements pour héberger le même nombre d’étudiants. Ainsi, si entre 2006 et 2011 le nombre de logements occupés par des étudiants a augmenté d’un peu plus de 2 000, la moitié est expliquée par le désir d’autonomie croissant de cette population.

----Comment sont répartis les étudiants ponots ?
Au Puy-en-Velay, les étudiants résidant chez leurs parents sont 45,7 %. Ils sont ensuite 7,8 % à vivre en couple, 5,8 % en collocation et 4,4 % à vivre en foyer ou cité universitaire. A résider dans leur propre logement, ils ne sont donc que 36,3 %.-----46 % des étudiants ponots vivent chez leurs parents
Les sites d’enseignement supérieur dans les aires urbaines auvergnates de plus petite taille proposent une offre de formation amenant essentiellement à des diplômes inférieurs à bac plus trois (BTS, DUT, classes préparatoires aux grandes écoles…). Ils permettent à de nombreux jeunes bacheliers de rester au domicile parental tout en poursuivant leurs études. Le mode de vie estudiantin est donc plus familial dans ces pôles universitaires secondaires.
Ainsi, la part des étudiants vivant chez leurs parents ou d’autres parents est nettement plus élevée dans les aires urbaines de Moulins (52 %) et du Puy-en-Velay (46 %) qu’en moyenne régionale (37 %). Par ailleurs, l’hébergement collectif y est souvent peu développé sauf dans l’aire urbaine de Montluçon, très bien dotée en ce domaine. Enfin, la colocation est encore moins pratiquée dans les pôles universitaires secondaires auvergnats que dans l’aire urbaine de Clermont.

Un large éventail de formations en Auvergne
L’ensemble universitaire auvergnat est constitué de deux universités disposant d’instituts spécialisés dans un grand nombre de domaines et de dix unités de formation et de recherche (UFR). Il est essentiellement implanté dans le département du Puy-de-Dôme et particulièrement, sur la commune de Clermont-Ferrand.
L’ensemble hors université regroupe des écoles d’ingénieurs, d’architecture, d’art, de commerce et relevant des domaines sanitaires et sociales. Il comprend aussi les lycées qui préparent au brevet de technicien supérieur (BTS) et à l’accès aux grandes écoles (CPGE) soit 13 % des étudiants formés dans les lycées.

----En dix ans, le nombre d'étudiants étrangers a doublé en Auvergne
L’enseignement supérieur en Auvergne attire des étudiants d’autres régions françaises mais aussi des étudiants étrangers. En 2011, 5 700 étudiants de nationalité étrangère choisissent l’Auvergne pour poursuivre leurs études supérieures. Ils représentent 12 % des étudiants de la région, contre 7 % en 2001. C’est principalement l’enseignement universitaire qui attire les étudiants étrangers : en 2011, 92 % d’entre eux y sont inscrits.-----67 % des étudiants auvergnats en universités
En 2011, les universités, organisées en unités de formation et de recherche (UFR), accueillent 67 % des étudiants. Ils sont 12 % dans les instituts universitaires de technologie (IUT) et 5 % dans les instituts universitaires professionnels (IUP). D’autres structures de formation sont plus minoritaires (Études de Santé, IUFM…).
En 2011, 63 % des étudiants auvergnats sont engagés dans un parcours de trois ans pour l’obtention de la licence, 34 % dans un cursus master et 3 % préparent un doctorat. Seulement un tiers des étudiants entrés en licence en 2010 entament leur troisième et dernière année en 2012. Dans les IUT, 73 % des nouveaux inscrits de 2010 sont admis en deuxième et dernière année à la rentrée 2011. Les diplômés peuvent ensuite poursuivre leurs études en vue de l’obtention d’une licence professionnelle.

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