Un Rafale sectionne une ligne haute tension en Haute-Loire lors d’un exercice
Devant le tribunal correctionnel du Puy cette semaine, un couple de trentenaires qui depuis plusieurs mois accumulait les disputes, cris et insultes. Les deux personnes avaient élu domicile dans le quartier du pouzzarot au Puy en Velay où les plaintes des voisins s'étaient multipliées.
Les interventions de la police étaient légion et notamment au cours des derniers mois de 2025, jusqu'au jour où lors d'un nouvel épisode de dispute, la situation a dégénéré. L’appartement a été fortement saccagé et au cours de l’altercation, un couteau aurait été brandi. Les forces de l'ordre sont alors intervenues tout en constatant les faits.
L’audience s’est donc ouverte avec en toile de fond ce rapport de police qui relate une soirée où les deux personnes étaient fortement alcoolisées . La présidente interroge tout d'abord l'homme âgé de 31 ans, et les questions s’enchaînent . " Vous êtes parti, puis revenu en métropole ? Avez-vous des diplômes, un emploi ? Et des antécédents judiciaires ? »
L'homme répond calmement dans un premier temps "J’ai travaillé un temps à Brioude, mais rien de stable… Aujourd’hui, je vis avec le RSA". Sa voix se fait plus hésitante lorsqu’il évoque sa rencontre avec la prévenue, il précise et reconnaît "J’ai un gros problème avec l’alcool, j’avais entamé des soins à Mayotte, mais je n’ai pas tenu… », confie-t-il.
La Présidente rappelle que le prévenu a déjà été condamné « pour violences et port d’arme ».
Des propos confus et une expulsion de la salle d'audience
Le prévenu prend brusquement la parole et interrompt la Présidente qui lui rappelle : "Vous évitez de prendre la parole quand je ne vous l’ai pas donnée. C’est moi qui ai les clefs du déroulé de l’audience ". Le prévenu semble acquiescer et se lance dans la narration de cette soirée violente. Ses dires s’étalent longuement, et sont confus. La présidente l’interrompt pour le questionner et le prévenu perd son calme prétextant qu’il ne peut s’exprimer. Il est exfiltré, non sans mal, de la salle d’audience par les gardes qui le reconduisent dans la cellule du tribunal.
Menace au couteau par madame
Le départ du concubin permet à l’audience de retrouver un peu de calme. Sa compagne est aussi sur le banc des accusés, elle est âgée de 39 ans et accusée d'avoir menacé son conjoint avec un couteau de cuisine lors de cette fameuse soirée.
Elle s’exprime d'une voix faible et précise qu'après avoir occupé un emploi d'agent d'entretien, elle est sans emploi depuis quatre ans. la Présidente lui demande quels sont ses revenus et si elle a une mesure de tutelle : "Je n’ai plus aucun droit à des revenus, j’ai toujours refusé une tutelle". La Présidente précise les faits « lors de cette intervention de police, vous étiez tous les deux fortement alcoolisés et vous avez menacé votre conjoint avec un couteau ». La prévenue reconnait qu'elle présente une addiction à l'alcool et à certaines drogues. "J’essaye de me réintégrer dans la société… J’ai un suivi psychologique car j’ai des soucis addictifs". Elle s’effondre en larmes et déclare ne plus avoir envie de répondre.
Le procureur prend ensuite la parole et argumente son réquisitoire. Il réclame au vu des faits et de l'historique des deux personnes, six mois d’emprisonnement pour elle et douze mois pour son conjoint au vu des blessures infligées. Avec interdiction de contact entre eux pendant 2 ans.
Six et douze mois de prison ferme
La présidente suit les réquisitions et les déclare coupables. La femme écope d'une peine de prison de six mois ferme et tout port d'arme lui est interdit pendant 5 ans. Son conjoint quant à lui est condamné à douze mois de prison ferme. Ils écopent aussi d'une interdiction de tout contact entre eux pendant deux ans.