'''Si Jacques Barrot n’a pas été Premier ministre, c'est à cause de moi'''

ven 18/12/2015 - 12:32 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:38

Le journaliste international, Salvatore Lombardo, est venu donner une conférence sur la montée en puissance de Daech et des autres groupes radicaux. Mercredi 16 décembre, une grosse cinquantaine de personnes a fait le déplacement pour plus de deux heures de conférence et de débat.

'''Si Jacques Barrot n’a pas été Premier ministre, c'est à cause de moi'''
D’origine italienne et danoise, la Haute-Loire ne lui est pas inconnue. "J’ai vécu très longtemps au Nouveau Monde, à une vingtaine de kilomètres du Puy." Ami de Jacques Barrot, c’est d’ailleurs ce dernier qui l’a convaincu de s’y installer : "Je cherchais en Lozère". Enormément de souvenirs lui reviennent. "C’est à cause de moi si Jacques n’a pas été Premier ministre", lâche-t-il. A la demande de Salvatore Lombardo, l’homme politique a reçu le Général libanais Michel Aoun. "C’est à cause de ça que Jacques Chirac ne l’a pas nommé Premier ministre."

Le danger des voyages
Cette petite anecdote racontée, il entre dans le vif du sujet. Pendant une quinzaine de minutes, un film autour du journaliste et de "l’après Commandant Massoud", assassiné le 9 septembre 2001. Parlant de son expérience sur le terrain, il explique : "Avant de partir, on ne pense pas que l'on peut mourir sur place parce qu'il y a énormément de choses à organiser. Quand on y est, on s'en rend compte." En témoigne la trace de bronzage de ses lunettes de soleil pour ne pas être reconnu. Sur place, il se méfie de tout : "Quand quelque chose ne se passe pas comme prévu, il ne faut pas le faire".

Une mauvaise retranscription de la situation 
Aujourd’hui, il s’inquiète de l’opinion des citoyens : "Dans les médias, j’en fais partie, il y a une méconnaissance qui m’effraye, vraiment. Cela laisse présager des jours assez sombres".

Le journaliste espère une prise de conscience rapide sans savoir si cela sera suffisant. Il n'est pas alarmiste pour autant. Le sujet intéresse de plus en plus, comme il l'explique :

Dès la semaine prochaine, Salvatore Lombardo reprend la route, direction Beyrouth au Liban et Damas en Syrie. "Je finirai peut-être par la Palestine."  Sur place, son programme est chargé : "Je dois rencontrer des personnages importants puisque le printemps arabe est une immense manipulation, un théâtre d'ombres."

Emma Jouve

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