Sénatoriale : le ticket PS pour ''briser 30 ans de malédiction en Haute-Loire''

jeu 18/12/2014 - 12:55 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:31

Le ticket socialiste est donc composé d'Annie Mangiaracina-Vérot (de Monistrol-sur-Loire) et son suppléant Patrice Douix (de Blesle), tous deux désignés lors d'un vote fédéral. La première est juriste de profession, conseillère municipale et communautaire à Monistrol-sur-Loire.
Son suppléant, Patrice Douix, est agriculteur, mais aussi conseiller municipal et communautaire à Blesle. Avec ce ticket, André Chapaveire dévoile sa stratégie : une femme et un homme, le monde urbain et le monde rural, l'Est et l'Ouest.

La droite favorite chez les grands électeurs
"Le Parti socialiste ne pouvait pas ne pas être présent", reconnaît d'emblée le premier secrétaire de la fédération PS de Haute-Loire André Chapaveire. En effet, cette candidature est l'opportunité de s'offrir un peu de visibilité mais les chances de victoires sont maigres, compte tenu de la spécificité de cette élection.
Le prochain ticket sera désigné par les grands électeurs et les grandes communes du département représentent déjà plus de la moitié des suffrages. Lors des dernières municipales, la droite a largement pris le dessus sur la gauche en Haute-Loire, ce qui confère une longueur d'avance dans la course... à moins que les voix de droite ne se divisent entre les différents candidats.

"il n'y a que les combats que l'on ne mène pas qui sont perdus d'avance""C'est mois contrasté qu'on ne le pense", expliquaient à la presse les représentants locaux du parti socialiste mercredi soir, "il y a de nouveaux grands électeurs et dans les petites communes, on avait récolté environ la moitié des suffrages en 2011 pour les dernières sénatoriales. Il y a aussi beaucoup de communautés de communes dont la Présidence est à gauche".
Un élan d'optimisme qu'il convient tout de même de modérer en rappelant un simple fait : la Haute-Loire n'a plus connu un parlementaire de gauche depuis 1983. Une malédiction de 30 ans qu'André Chapaveire entend bien briser : "il n'y a que les combats que l'on ne mène pas qui sont perdus d'avance".
Alors est-ce vraiment jouable pour le PS ? Nous avons posé la question à Annie Mangiaracina-Vérot.



"Les jeux seront plus ouverts que la dernière fois
"

La candidate Annie Mangiaracina-Vérot ajoute : "la majorité départementale n'est pas forcément derrière Olivier Cigolotti, comme on l'a vu avec les déclarations de Gérard Roche à propos de la dérive ultra-droitière de Laurent Wauquiez". D'ailleurs Olivier Cigolotti épouserait plutôt les idées de Laurent Wauquiez alors que Jean Boyer est de l'UDI.
André Chapaveire en remet une couche : "c'est un garçon charmand mais personne ne sait qui c'est, à part sur son secteur, alors que lors des élections de 2011, nous avions deux poids lourds en face avec Jean Boyer et Gérard Roche. Les jeux seront plus ouverts que la dernière fois", prophétise-t-il, alors que ce tandem bénéficie du soutien du président du Conseil régional René Souchon, de l'ensemble des conseillers régionaux et généraux socialistes.
Annie Mangiaracina-Vérot déplore l'attitude de Jean Boyer, déclarant "le Roi laisse la place et met en place son dauphin pour le reste du mandat".


Une femme pour 
montrer un nouveau visage de la Haute-Loire
La candidate Annie Mangiaracina-Vérot est née il y a 59 ans à Monistrol-sur-Loire, où elle a toujours vécu. Elle est juriste auprès de la CPAM de la Loire et elle siège au conseil d'administration. Mariée et mère de deux enfants, elle a déjà été première adjointe de Monistrol-sur-Loire en 2008, sous la mandature socialiste de Robert Valour. Après la défaite de mars 2014, elle est conseillère municipale et communautaire à Monistrol. 
Elle espère que la venue d'une femme permettrait de montrer un nouveau visage de la Haute-Loire et explique en quoi elle se considère légitime pour occuper cette fonction.

Maxime Pitavy

Vos commentaires

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire