"On se réserve la possibilité d'une journée de grève à la fin du mois de septembre si rien ne bouge"

mer 24/08/2022 - 12:00 , Mise à jour le 24/08/2022 à 12:00

Cela fait plusieurs semaines que les cheminots et les usagers des services de la SNCF dénoncent une forte dégradation de l'offre dans la région. Les cheminots "lancent un appel à l'aide". 

En cette période de forte inflation et notamment sur les produits pétroliers, les transports en communs s'offrent comme une belle alternative pour les habitants du département. Seulement, l'offre des services de la SNCF dans la région s'est fortement dégradé avec des retards de train réguliers ainsi que des suppressions excessives. 

Pour Hervé Gonthier secrétaire régional de la CGT des cheminots en Auvergne Nivernais, les salariés souhaitent simplement exercer leur métier dans de meilleures conditions. "L'été a été dramatique et le constat a été partagé non seulement par les salariés mais surtout par les usagers. De nombreux trains ont été retardés ou même supprimés faute de personnel ou de matériel suffisant", explique Hervé Gonthier

"Ce qui revient avec les usagers c'est de l'agacement, mais aussi de la résignation et de la compréhension"

En première ligne pour faire face au mécontentement des usagers, ce sont les cheminots. Malgré de la colère, certains comprennent les conditions de travail des salariés de la SNCF comme l'explique Hervé Gonthier. "Il y a beaucoup de consternation et de l'abattement aussi surtout pour les usagers de la ligne Paris Clermont, où il y a de nombreux retards récurrents. Mais il y a aussi de la colère parce qu'ils ont l'impression d'être des citoyens de seconde zone. Malgré tout, on note aussi chez certains de la compréhension, parce qu'ils savent que nous faisons avec les moyens du bord. Quand on n'a pas de rames suffisantes, et de personnel suffisant on fait en sorte de faire au mieux mais cela atteint certaines limites aussi", confie le secrétaire régional de la CGT des cheminots. 

"On échange avec les politiques sur la convention TER"

Malgré le dernier communiqué, les salariés ont des temps d'échanges avec les politiques publiques. "On a des échanges avec le gouvernement et les élus du conseil régional en Auvergne-Rhône-Alpes, notamment en vue de la convention TER qui arrive à la fin de l'année, avec des possibles ouvertures à la concurrence entre guillemets.

On sensibilise tous les politiques sur ces problèmes là et pour pouvoir donner aux cheminots tous les moyens nécessaires pour qu'ils puissent faire leur travail correctement et permettre aux usagers d'avoir le meilleur service possible", souligne Hervé Gonthier.

Mais ces échanges ne permettent pas d'avancer pour le secrétaire régional de la CGT des cheminots en Auvergne Nivernais. "On est en plein dans les conséquences directes de la réforme de 2018 du système ferroviaire et qui n'était pas suffisamment financé.

Ce système il est financé sur le dos des usagers avec l'augmentation des tarifs, et sur le dos des cheminots avec des suppressions massives de postes. Le problème, c'est quand il manque des cheminots pour faire rouler les trains, cela commence à se voir et c'est ce qu'on subit depuis quelques semaines." 

"On se réserve la possibilité d'une journée de mobilisation fin septembre"

Face à des revendications qui peinent à être prises en compte, les syndicats réfléchissent à poursuivre leur combat par des actes forts. Cela passera par une journée de mobilisation à la fin du mois de septembre.

"Pour l'instant, on n'a pas encore réfléchi à comment mettre tout cela en place mais une date est d'ores-et-déjà prévue à la fin du mois de septembre. La CGT et d'autres organisations syndicales ont déjà appelé à une journée de mobilisation le 29 septembre. Nous, les cheminots, nous sommes en pourparlers pour une autre journée de mobilisation locale toujours à la fin du mois de septembre, pour atteindre nos revendications", affirme Hervé Gonthier.  

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