Rythmes scolaires : les inquiétudes subsistent

mer 13/08/2014 - 21:11 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:24

Depuis le début de l'été, des parents d'élèves se mobilisent pour obtenir des réponses quant à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Cette dernière reste floue pour eux et source d'inquiétudes, c'est pour cela qu'ils ont souhaité publier un nouveau communiqué. Catherine Chalaye, élue de la Mairie, nous a répondu et a souhaité éviter tout désaccord dû à la coupure du dialogue.

Besoin de classes non surchargées
Les créneaux d'études existaient déjà mais à la rentrée, ils seront allongés en commençant à 15h45 en moyenne. Autrement dit, plus d'enfants y auront accès. Le Collectif s'inquiète de l'encadrement dont vont bénéficier ces créneaux et de l'aide individuelle qui pourra être apportée si les effectifs dépassent 20 élèves par classe. 

Des incohérences pour le Collectif
A cette heure, la durée des activités inquiéte également ces parents d'élèves : " Vingt heures d'activités environ par enfant et par an : c'est-à-dire trois fois rien. À raison d'une heure par jour sur un cycle. Mais que fait-on réellement en une heure ? Quel temps reste-il après l'installation, la présentation des consignes ? N'importe quel animateur répondra : pas grand-chose, car il est déjà temps de ranger ". Le Collectif réclame des créneaux d'au moins une heure et demie par scéance avec deux à trois heures heures d'activités par semaine. Mais la représentante de la Mairie nous a détaillé : " C'est la réforme qui veut ça. On avait proposé que les quatre heures hebdomadaires soient regroupées le vendredi après-midi et les écoles ont refusé ".

Double emploi ?
Le collectif s'étonne que les centres de loisirs restent ouverts les mercredis matins puisque les écoles le seront également. D'après eux, la fermeture des centres pourrait compenser financièrement l'ouverture des écoles. Catherine Chalaye nous explique : " La réforme est appliquée aux écoles publiques mais pas aux écoles privées donc les centre de loisirs accueilleront les élèves du privé ".

Du personnel pour tous
Olivier Belhomme nous a confié par téléphone que les suppressions de postes d'ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) n'ont pas été officialisées mais il explique : " Beaucoup de parents, de conseils d'écoles ont été conviés à des réunions avec notamment Madame Chalaye et Monsieur Belaïdi. Ces réunions très techniques avec les directeurs des écoles ont servi à étudier le lien entre le temps scolaire et périscolaire. C'est à ce moment là qu'il était ressorti que des postes pouvaient être supprimés ". L'association demande évidemment le maintien des postes ainsi que l'intégration aux activités des enfants scolarisés en Clis (Classes d'Intégration Scolaires) et en maternelles.

Adapter la situation
Catherine Chalaye, elle, nous affirme qu'aucun poste ne va être supprimé et que les Clis auront également accès aux activités : " Nous restons prudents puisqu'il faut absolument que les enfants soient en sécurité sans que les intervenants ne se retrouvent en difficulté. Ils auront les mêmes activités que les autres enfants avec des groupes les plus homogènes possibles ". Elle conclut : " J'espère que nous arriverons à rassurer tout le monde, nous comprenons que les parents soient inquiets. Mais nous allons voir au fur et à mesure, on adaptera les choses ".

Au final, la mise en place de la réforme devrait coûter entre 150 000 et 200 000 euros. Cette somme est essentiellement dû à des coûts indirects comme le chauffage, l'entretien... 

Une pétition a été lancée par le Collectif des Parents d'Elèves des Ecoles Publiques fin juin et a déjà récoltée plus de 500 signatures. Le Collectif n'exclut pas la possibilité d'actions à la rentrée.

E.J.

Plus d'information : sur le blog de l'association.
La pétition est à retrouver ici.

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