Rythmes scolaires : Laurent Wauquiez face aux écoles publiques du Puy-en-Velay

sam 07/06/2014 - 17:20 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:21

Ce samedi 7 juin, plusieurs dizaines de parents d'élèves se sont massés devant la mairie du Puy-en-Velay dans le but d'échanger avec Laurent Wauquiez à propos de cette réforme qui fait débat. De ce fait, une délégation de sept représentants des conseils d'écoles publiques ont eu l'occasion de s'entretenir avec le maire du Puy-en-Velay.

Un faux départ
A l'automne 2013, tous les conseils d'école avaient validé un projet que ces derniers avaient dûment réfléchi et qui correspondait aux attentes des écoles publiques. Un projet également validé par les inspections académiques. A partir de là, la mairie du Puy était en mesure de commencer à travailler sur ce projet mais cela n'a pas été le cas.

“On est déjà au mois de juin!”
Cependant, au mois de mai dernier est tombé le décret Hamon. Un décret qui permet un assouplissement, pour certaines municipalités situées en milieu rurale, qui consiste à concentrer les activités périscolaires sur une seule demi-journée. Un décret qui remet alors en cause le projet élaboré par les conseils d'écoles alors que la prochaine rentrée approche à grands pas. “On est déjà au mois de juin” alerte une parent d'élève présente ce samedi.

“Un très gros effort”
S'en est suivi de cette entrevue entre Laurent Wauquiez et la délégation, une prise de parole publique du maire devant tous les parents présents afin de faire ressortir les idées de cet échange qui a duré plus d'une heure. “Il y a une loi, on va l'appliquer du mieux que l'on peut” assure Laurent Wauquiez. Chaque année, la ville du Puy jouit d'un budget d'investissement de 2 millions d'euros. “De 200 000 à 250 000 euros soit 10% de notre budget, seront consacrés à ses questions” explique le maire. “Un très très gros effort” insiste ce dernier.

Le public en danger
Faut-il rappeler que seules les écoles publiques sont concernées par cette réforme. C'est pour cette raison que de nombreux parents d'élèves envisagent de déplacer leurs enfants dans une école privée dès la rentrée prochaine. C'est alors un danger pour les écoles publiques, en témoigne la fermeture d'une classe à l'école de Taulhac suite au départ de cinq élèves vers une école privée.

V.B

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