Plus haute distinction régionale pour l'hôpital Emile-Roux

mer 13/07/2016 - 16:09 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:42

Suite à la visite de la Haute Autorité de Santé du 8 au 12 juin 2015, le Centre Hospitalier Emile-Roux vient de recevoir son rapport de certification.
L'établissement est certifié (B) avec quatre recommandations d'amélioration sur une échelle allant de A à E. « A » étant le niveau de décision le plus favorable.

170 métiers différents
« La qualité dans les hôpitaux est une chose difficile car il existe 170 métiers différents » explique Jean-Marie Bolliet, directeur du centre hospitalier Emile-Roux.
D'autant plus que la préparation de cette visite nécessite un vaste chantier. « Cette visite se fait suite à un diagnostique interne qui a durée une année » assure Christelle Gineys, ingénieur qualité au sein du CHER.

Quatre recommandations
A la suite de cette visite de certification, la HAS est amenée à rédiger un rapport de certification que l'hôpital ponot a reçu courant juin 2016, soit un an après la visite. Ce rapport fait alors état de quatre recommandations d'améliorations qui portent sur le droit des patients, le parcours du patient, le bloc opératoire et l'endoscopie.
Ces thématiques ne répondent pas encore aux exigences de la HAS et impliquent donc des actions d'améliorations qui sont menées ou vont être menées. Par exemple, pour le droit des patients, il s'agit de la reconstruction du centre de gérontologie dont la fin est prévue pour 2017.

----« Ça crée une motivation interne extraordinaire. En tant que directeur je suis fière de voir qu'il y a des personnes qui s'engagent dans des procédures qualité alors qu'elles ne sont pas obligées de le faire. Simplement pour rester dans la course de l'exigence et de la perfection »
Jean-Marie Bolliet, directeur du centre hospitalier Emile-Roux.-----Des services et des personnes mises en avant
Par l'intermédiaire de cette certification, certains services du centre hospitalier Emile Roux ont été mis en avant. Il s'agit de l'accréditation du laboratoire, de la certification de la stérilisation et de la certification des comptes. Ces thématiques répondent au niveau d’exigence demandé c'est pourquoi elles font l'objet d'une certification de la part de la HAS.

Objectif 100 % pour le laboratoire d'ici 2020
Une loi parue en janvier 2010 a rendu obligatoire l'accréditation de tous les laboratoires de France. « Cette accréditation permet de prouver la compétence de chaque utilisateur à effectuer une tâche » explique Philippe Bray, chef du service laboratoire.
Une visiteconduira à l'accréditation de 65 % du laboratoire, la réglementation étant fixée à 50 %. D'autres extensions seront demandées les années suivantes pour un objectif d'accréditation de 100 % de ses méthodes en 2020.

Une démarche volontaire de double certification pour la stérilisation
Le but de la stérilisation centrale du CHER est d'éliminer tous les micro-organismes viables de la surfaces des dispositifs médicaux afin de lutter contre les infections nosocomiales. Une activité que le Docteur Philippe Barou qualifie de « départementale » car le service traite l'activité des blocs opératoire du CHER mais aussi celles de la clinique Bon Secours, du centre hospitalier de Brioude et de l'hôpital Sainte-Marie. Une activité qui représente globalement 400 stérilisations quotidiennes. « Cette double certification est le fruit d'une démarche volontaire qui a nécessité deux ans de travail » assure Philippe Barou.

----Pour atténuer ce concert de louanges sur l'hôpital ponot, rappelons qu'en décembre dernier, plusieurs coupures avaient émaillé le fonctionnement de l'hôpital, une panne dont le surcoût était évalué à 150 000 € et que le directeur de l'établissement, Jean-Marie Bolliet, tenait bien faire payer à Erdf.-----La certification des comptes
Cette certification concerne davantage le domaine administratif et financier que celui de la santé. Cette démarche obligatoire consiste en un audit, réalisé par des commissaires aux comptes, qui contient trois volets : le contrôle comptable, le contrôle interne et le contrôle du système d'information. Aujourd'hui, le CHER est certifié aux comptes « sans réserve ».
« Une certification qui permet à un hôpital d'avoir des taux d'emprunt plus intéressants » explique Léa Chenal, directrice des achats, des finances et de l'analyse de gestion du centre. « Il est important d'avoir ses comptes certifiés, car dépenser correctement c'est une chose, mais dépenser en conformité avec la loi, c'en est une autre » rajoute Jean-Marie Bolliet.
Avant son départ, l'ancien directeur Olivier Servaire-Lorenzet était venu s'expliquer une vingtaine de minutes dans notre émission Le Scan, notamment sur les finances de l'hôpital.

Offrir la meilleure technologie aux patients
Les exigences ne cessent de croître dans le milieu hospitalier car la tolérance aux risques est de plus en plus faible. « La qualité évolue mois après mois à l'hôpital. Nous bénéficions des progrès de la science » explique Jean-Marie Bolliet.
C'est un des principes du service public appelé « d'adaptabilité » ou « de mutabilité » qui consiste à offrir la meilleure technologie aux patients.

« Rien ne remplacera le bouche à oreille »
Pour faire part, au grand public, de cette certification, le CHER compte s'appuyer sur son site internet qui va bientôt être transformé. « Nous avons également développé un lien resserré avec les utilisateurs de Facebook. Avec lesquels nous ne manquons pas de partager quelques réussites » affirme le directeur. « Nous utilisons tous les moyens qui sont à notre portée pour communiquer. Cependant, rien ne remplacera le bouche à oreille » ajoute ce dernier.

Prochaine visite de certification en 2020
Concernant le fameux plan d'action, l'équipe du centre hospitalier Emile-Roux a jusqu'au mois de décembre 2016 pour adresser un suivi auprès de la HAS afin d'indiquer le niveau d'avancement du plan d'action. Quant à la prochaine visite de certification, elle aura lieu dans quatre ans, en 2020.

V.B.

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