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Yssingeaux

Pédophilie : ''Il faut qu'on fasse la clarté sur cette affaire''

mar 12/04/2016 - 19:08 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:40

"J'ai appris la nouvelle hier et je ne peux être que consterné." Après la publication sur le site de nos confrères de Médiapart, du témoignage d'une victime d'actes pédophile au collège du Sacré-Coeur d'Yssingeaux, Mgr Crepy, évêque du Puy-en-Velay a réagi. A quelques heures à peine de la messe anniversaire de son ordination, il a accepté de répondre à nos questions.
----Lors de la conférence des évêques de France, plusieurs mesures ont été prises. Elles sont visibles en cliquant ici. Un point sera fait le 13 juin sur ces mêmes mesures à l'occasion du Conseil permanent des archevêques.-----"On peut penser à l'ouverture d'une cellule d'écoute"
Mgr Crepy invite les victimes à se manifester : "Il faut qu'on fasse la clarté sur cette affaire." En effet, l'homme qui témoigne parle de rumeurs qui circulaient sur des actes pédophiles, d'autres jeunes hommes auraient donc également pu être la cible de ces actes. Conscient que ces souvenirs peuvent être extrêmement douloureux, Luc Crepy propose : "On peut penser à l'ouverture d'une cellule d'écoute des victimes au niveau de la province d'Auvergne comme ça a pu être fait ailleurs".  En effet, ce mardi 12 avril, c'est un thème qui a été abordé à la conférence des évêques de France. Un communiqué annonce : "Dès aujourd'hui et dans l'attente de la mise en place du site internet (dédié aux victimes et mis en place par les diocèses ou par les Provinces ecclésiastiques, ndlr), l'adresse mail "paroledevictimes@cef.fr" est ouverte aux victimes".
----Mgr Crepy encourage les victimes à prendre rendez-vous auprès de l'Evéché au 04-71-05-54-69.-----Identifier les responsables
Quand on demande si une enquête interne va être menée localement, la réponse reste floue : "On va essayer de voir oui, mais les faits se sont déroulés dans les années 1960... La plupart des prêtres et professeurs sont décédés". L'évêque ponot ne ferme pas la porte non plus : "Les victimes peuvent venir me voir pour parler et identifier qui a fait cela". La première invitation va à Pierre, le témoin : "Je pense à cette personne dans cette épreuve difficile et douloureuse".
Quelles suites possibles ?
Une victime a jusqu'à ses 38 ans pour déposer plainte dans le droit civil et dans le cadre d'agressions sexuelles ou de viols sur des mineurs. L'évêque a l'obligation d'écrire à la Congrégation pour la doctrine de foi s'il n'y a pas prescription. Cette dernière peut être levée par cette même doctrine quand il s'agit d'abus sexuels sur des mineurs. Ceci entraîne un procès canonique à Rome ou, plus simplement, un décret de l'évêque. Les prêtres redeviennent généralement laïcs.

Emma Jouve

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