Monkey Factory représentera la Haute-Loire à Las Vegas

jeu 04/01/2018 - 12:23 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:50

Le Consumer Electronics Show est le plus important salon consacré à l’innovation technologique grand public au monde (200 000 visiteurs, 3600 exposants, un relais médiatique important). Il se tient chaque année début janvier à Las Vegas.
Les 335 entreprises françaises, réunies sous la bannière French Tech, constituent la deuxième délégation étrangère après les Etats-Unis et loin devant les Pays-Bas (60) ou la Chine (55).
Idem pour la représentation régionale : Auvergne Rhône-Alpes est la deuxième région la plus représentée, avec 42 start-up présentes (38 l'an dernier), derrière l'Île-de-France (124) mais devant Provence Alpes Côtes d'Azur (41).

Auvergne Rhône-Alpes veut devenir un leader européen
Toutes les start-ups en ont besoin : se faire connaitre du grand public, mais aussi prospecter, réseauter ou s’inspirer... Le Consumer Electronics Show de Las Vegas leur offre cette possibilité mais y participer représente un investissement coûteux pour ces jeunes pousses.
La Région accompagne 42 d'entre-elles sur le salon sous une bannière commune et sous la houlette de Minalogic, le pôle de compétitivité missionné par la Région pour préparer le déplacement. Rappelons que la collectivité régionale veut devenir un leader européen du numérique d'ici 2020. Pour y parvenir, elle va accompagner le développement de son pôle économique qui en fusionnant deux clusters ambitionne la création de 40 000 emplois d'ici 2020.

La start-up ponote espère bien percer sur le marché des titres de transport dématérialisés
Les pépites d’Auvergne-Rhône-Alpes brillent déjà au CES : neuf d’entre elles sont lauréates des prestigieux CES Innovation Awards à l’occasion du CES Unveiled de Paris 2018 qui récompensent les meilleures innovations par domaines d’activités. Parmi elles, une start-up ponote : Monkey Factory, qui a reçu le prix de l'innovation pour son application de tickets de bus dématérialisés. Celle-ci remporte un prix de l'innovation dans la catégorie "Villes intelligentes", pour sa création My Bus.  Comme l'an dernier, c'est la seule entreprise de Haute-Loire qui sera présente au CES de Las Vegas.
Surfant sur la vague de la dématérialisation des titres de transport, la start-up Monkey Factory espère bien percer sur ce marché. Elle mise pour cela sur une app multi-tâches permettant à la fois du calcul d'itinéraire, de l'actualisation en temps réel des horaires de passage des bus et de leur parcours entre stations, et également du compostage automatique de billet. Ce service est déjà en fonctionnement dans plus d'une vingtaine de collectivités (Cannes, Nevers, Compiègne, Rochefort, Rodez, Le Mans, Bourges, Mâcon...).

À quoi s'attendre cette année au CES ?
Robots, frigos, réalité virtuelle et augmentée, enceintes connectées… Les spécialistes ne s’attendent pas à des révolutions majeures mais plutôt à des améliorations de ce qui existe déjà, notamment via une flopée d’appareils connectés pour la maison.La voiture autonome, elle aussi vitrine des avancées en matière d’intelligence artificielle, figurera également en bonne place au salon. Considérée comme l’avenir de l’automobile, elle est devenue un véritable Graal, sur lequel travaillent la plupart des constructeurs.
De façon générale, les assistants vocaux devaient entrer en force dans les voitures pour en faire une "smartcar", capable de reconnaître et de s’adapter à ses passagers pour les divertir ou les rendre plus productifs, sur le modèle des téléphones portables devenus smartphones.

Les limites de la connectivité à tout crin
Regroupées sur l'espace Eureka Park, les jeunes entreprises technologiques françaises sont donc de plus en plus nombreuses à faire le voyage. Reste à déterminer cependant si quantité sera toujours synonyme de qualité... Par exemple, l'an dernier, une surprenante brosse à cheveux connectée avait mis en exergue les limites du syndrome d'une connectivité à tout crin.

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