Le Puy-en-Velay active son Plan canicule face à la hausse des températures
Les motos de dix bikers ont vrombi dans le cour du Collège Saint-Régis. Toute la journée, l'association UBAKA Auvergne est intervenue dans l'établissement ponot pour défendre la lutte contre toute forme de maltraitance envers les plus jeunes.
Créée en 2012 par une bande d'amis motards provençaux, l'association Urban Bulldog Against Kids Abuse lutte contre la harcèlement scolaire et toutes autres formes de maltraitance infantile. Cette initiative, où des bikers interviennent pour sensibiliser et agir sur ce genre de sujet, s'est rapidement étendue en Europe et même outre Atlantique puisque la présidence est aujourd'hui au Mexique.
« La maltraitance, hélas, ça existe, faudrait peut être qu'on commence à en parler et voir ce qu'on peut faire. » nous confie Michel Servolle, vice-président de l'association. Il ajoute que l'association se voit comme une organisation qui s'articule avec ce qui est déjà fait dans le collège.
Avec leurs Harley-Davidson, leurs longues barbes, ou encore leurs vestes en jean sans manches, ces bullgods au cœur tendre sont intervenus pour la première fois en Haute-Loire. En effet, la branche auvergnate a contacté le collège pour une éventuelle intervention.
« Pourquoi pas une association d'hommes et de femmes, qui ont l'air un peu patibulaires avec leur look de vieux bikers, mais qui en fait, profitent d'être ensemble pour pouvoir accompagner et aider. [...] Il y a ce côté atypique, qui peut leur faire dire "ouais finalement je les ai trouvé sympas, ouverts ou cool". C'est cet aspect bon enfant qu'on essaye d'avoir sur un sujet qui malgré tout est grave.»
L'association mène déjà des opérations de prévention pour faire comprendre, en cas de harcèlement, qu'en parler le plus tôt sera le mieux. Ils souhaite également sensibiliser au mieux les jeunes pour éviter de futurs harceleurs. Outre le cadre scolaire, UBAKA peut intervenir en cas de maltraitance familiale.
Enfin, l'accompagnement va encore plus loin puisqu'ils viennent en aide aux enfants et familles concernées pour les diriger vers des avocats, ou encore pour pouvoir déposer une plainte. Ils sont également en lien avec d'autres instances du même genre.
L'établissement, a accepté l'intervention de l'association, et c'est ainsi que dix bikers ont pu sensibiliser une centaine de collégiens. Il s'agit ici de classes de 5ème mais des interventions ont lieu tout autant chez les plus jeunes que chez des étudiants du supérieur, en milieu scolaire ou sportif.
Projeté sur le tableau de la classe, se trouvait « Bidule ». Ce personnage fictif était l'un des exercices de sensibilisation que Michel nous présente.
« On leur dit : "Sur Bidule qu'est-ce que vous pourriez lui dire ?" "Oh bah, il est roux, il a des lunettes, il a les oreilles décollées, il a un tee-shirt qui est crado, il a un appareil dentaire". Et au fur et à mesure qu'une personne dit quelque chose, on froisse la feuille [avec Bidule dessus].
À la fin [...] c'est une boule la feuille. Et on leur dit "Vous voyez Bidule, maintenant, il est comme ça. Donc qu'est-ce que vous pouvez faire pour aider bidule ?" et petit à petit on défait la feuille.
Puis, à la fin on leur dit "C'est super vous avez fait des trucs, c'est ce qu'il fallait faire, mais finalement il est toujours froissé, car il l'a vécu.»
Vos commentaires
Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire