Madama Diawara : Eric Durupt sera jugé en correctionnelle le 7 juin 2022

Par Nicolas Defay lun 06/12/2021 - 06:30 , Mise à jour le 06/12/2021 à 06:30

Eric Durupt, enseignant et père d’accueil de Madama Diawara, est poursuivi pour outrage à agents, un fait remontant au 9 mars 2021. Convoqué le 12 novembre en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), il avait alors le choix d’accepter les peines proposées ou de refuser. Il a choisi la seconde option.

Le 9 mars à Gerzat (Puy-de-Dôme), Eric Durupt et sa compagne Véronique de Marconnay sont convoqués au commissariat en attendant la fin du procès du jeune malien Madama Diawara. Pendant toute cette journée, ils sont interrogés par les policiers et attendent impatiemment des nouvelles du garçon.

Certains de retrouver leur enfant de cœur à la nuit tombée, les agents leur apprennent finalement que Madama Diawara est parti, qu’il allait être acheminé au CRA (Centre de Rétention Administrative), qu’il allait recevoir une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) avec une interdiction de revenir sur le sol français de 24 mois. Le choc.

Trois sanctions proposées

Dévasté, Eric Durupt perd alors son sang-froid et injurie un policier présent. L’agent porte aussitôt plainte. Les conséquences sont une convocation le 12 novembre en CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) à Clermont-Ferrand, une formule qui permet d’éviter un procès.

Eric Durupt reconnaît les faits et entend alors les peines prononcées par le procureur. Celui-ci lui annonce trois sanctions. La première est une amende de 500 euros. La deuxième est le versement de dommages et intérêts de 1 000 euros pour le policier blessé par l’insulte. La troisième est une inscription au casier judiciaire.

La mention au casier judiciaire, une peine disproportionnée pour son avocat

L’avocat d’Eric Durupt s’oppose alors fermement à cette troisième mention, une annotation normalement imposée pour des faits autrement plus graves que des insultes comme des violences physiques, agressions sexuelles et plus encore. Une CRPC donne le choix d’accepter ou pas les peines annoncées afin d’éviter de passer devant un tribunal. Eric Durupt avait dix jours pour décider des suites à donner. Le 26 novembre, il retourne dans la cité clermontoise pour donner sa réponse. Il annonce alors son refus de la dernière peine. Il concède à payer l’amende et les dommages et intérêts mais n’accepte pas l’inscription des faits à son casier judiciaire.

La conséquence à ce choix est une convocation en correctionnelle à Clermont-Ferrand dont la date a été repoussée au 7 juin 2022. Le risque est qu’il soit condamné encore plus lourdement qu’initialement. Mais l’avantage de ce choix est qu’à l’intérieur d’un tribunal, la voix est donnée au prévenu et à bien d’autres intervenants pour se défendre.

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10 commentaires

vi

mer 08/12/2021 - 08:59

Bien sur que chaque individu mérite d'être aidé, mais est 'il raisonnable de les encourager à se mettre dans des situations encore plus difficiles. Leur faire croire que la

 France est encore un eldorado ne sert qu'à les induire en erreur et à faire monter les tensions. Pour ce qui est des boulots que les français ne veulent pas faire posez vous la question de la rémunération, l'immigration massive empêche l'augmentation des salaires et les employeurs savent compter !!!

se

mar 07/12/2021 - 10:07

L : Ras le bol de ces articles. Il y a décision alors on l'applique.

lo

mar 07/12/2021 - 09:48

Les finances publiques ou l'évasion fiscale qui chagrinent "3b" sont une chose qui n'ont rien à voir avec ce clandestin par contre celles et ceux qui prennent la défense des hors la loi et autres âmes bien pensantes feraient bien de balayer devant leur porte...

du

lun 06/12/2021 - 22:30

Respect et admiration pour Eric Durupt et Véronique de Marconnay, et pour toutes celles et tous ceux qui résistent contre l'iniquité de décisions absurdes et populistes. Ils sont les héros contemporains d'une époque sombre qui fait de la solidarité un crime. L'Histoire leur rendra justice et oubliera tous les agités identitaires, rancis dans leur propre haine et leur abjecte moralité de comptoir. Nous avons bien besoin de Madama Diawara, de son intelligence, de son courage et de sa jeunesse.

me

lun 06/12/2021 - 19:53

a jouer toujours les victimes çà va !! il y a un moment ou ne pas respecter les lois et ses représentants çà ce paye !!! au fait il est où le jeune homme ? fuite sans doute savamment organisée au nez et à la barbe des pouvoirs publics toujours le respect !!

3b

lun 06/12/2021 - 12:40

@lo de 7h44

Contrairement à vous, je partage l'esprit de la majorité des commentaires et je ne comprends pas le sens du vôtre. Je sais bien que le rejet de l'étranger a actuellement le vent en poupe dans certains milieux, mais figurez-vous qu'il est refusé par un plus grand nombre encore, heureusement. Et si l'impunité, comme vous dites, vous offusque tant, vous feriez mieux de faire pression sur vos élus pour qu'on s'occupe enfin des gens qui pratiquent l'évasion fiscale en toute impunité, un délit qui plombe bien plus les finances de notre pays que la misérable fraude sociale ou le coût de l'accueil des réfugiés.

co

lun 06/12/2021 - 11:32

Les gendarmes ou policiers de nos régions rurales n'ont-elles pas des tâches plus essentielles que de traquer ce jeune Madama et sa famille d'adoption ? Tout cela coûte un pognon de dingue qui serait mieux utilisé à former ces jeunes mineurs qui ne demandent qu'à prendre les emplois dont personne ne veut.

sa

lun 06/12/2021 - 09:40

C'est la solidarité avec les étrangers qui est poursuivie. Par contre, les antisémites qui promènent leurs pancartes dans les rues du Puy ont bien compris qu'ils pouvaient agir en toute impunité. 

lo

lun 06/12/2021 - 07:44

Qui cherche trouve  ! Il y a bien trop d'impunité dans le pays il serait grand temps que ça cesse .

is

lun 06/12/2021 - 07:03

Décidément le préfet est bien rancunier....