Les grands-parents altiligériens mis à l'honneur

jeu 28/05/2020 - 18:17 , Mise à jour le 27/11/2020 à 09:05

Une étude de l’Observatoire des familles de l’Unaf et du réseau des Udaf, en partenariat avec la Cnaf a été réalisée auprès des parents avant la crise. Sur les 3 000 familles interrogées en Haute-Loire en décembre 2018, ces dernières contactées aléatoirement parmi un échantillon d’allocataires de la CAF 43, 140 personnes y ont répondu. Et c'est sans équivoque que l'enquête démontre l'importance des grands-parents dans la cellule familiale.

----Combien de grands-parents en France ?
En 2011, l’INSEE (L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) mesurait que la France métropolitaine comptait 15,1 millions de grands-parents avec une part plus importante des grands-mères (8,9 millions) par rapport aux grands-pères (6,2 millions)-----La priorité ? Passer simplement du temps entre grands-parents et petits-enfants
Concernant le panel des participants, 86% sont en couple et 13% sont des familles monoparentales. Plus de la moitié des répondants a plus de deux enfants, 26% ont trois enfants. La moyenne d’âge des parents interrogés est de 40 ans et celle des conjoints de 41 ans. La moyenne d’âge des grands-parents est de 68 ans. Pour les deux tiers des parents, ce sont les moments partagés entre grands-parents et petits-enfants qui sont prioritaires, bien avant la transmission d’une expérience ou d’une mémoire familiale. Et plus d'un tiers pensent que leurs enfants souhaiteraient davantage de relations avec leurs grands-parents. Mais d'après l'enquête, l’éloignement géographique, le manque de disponibilité et la mésentente, créent des obstacles à ces relations. Malgré le confinement qui a boosté les moyens de communications numériques, les technologies sont encore peu utilisées dans la relation petits-enfants/grands-parents.

Solidarité physique et financière
Toujours selon l'enquête, la moitié des parents sondés ont bénéficié d’aides financières de la part des grands-parents, adaptées aux besoins des familles ou aux moyens des grands-parents. Ces aides apparaissent plus fréquentes pour les familles monoparentales et moins fréquentes lorsque les parents appartiennent à une fratrie nombreuse. Dans plus de 70% des cas, le soutien est fait sous forme de don et les grands-parents ne sollicitent pas un remboursement. Les personnes les plus aidées sont les agriculteurs (100 % d’entre eux) et les personnes sans activité professionnelle (71.4 % d’entre elles). L'objectif de ce soutien financier est, en priorité, pour faire face aux dépenses de logement. L'autre aspect de cette solidarité prend la forme de services divers. Plus de 75% des parents interrogés en Haute-Loire en ont bénéficié. Celui qui prend la pôle position est, de loin, la garde des enfants notamment en cas de maladie, la garde le mercredi et également le soir après l’école.

----Quelques chiffres en Haute-Loire :
- 47% des parents ont déjà bénéficié d’un soutien financier de leurs parents ou de leurs beaux-parents
- 71% des parents seuls ont déjà bénéficié d’un soutien financier de la part de leurs parents
- 15% des grands-parents sont actifs
- 99% des grands-parents vivent à leur domicile
- 68 ans est l'âge moyen des grands-parents-----À contre-pied d'un fait national
Si le phénomène de l'éloignement des familles se densifie à l'échelle nationale, ce n'est pas le cas dans le département. En Haute-Loire, l'enquête révèle que dans la moitié des cas, les grands-parents vivent à moins de 30 minutes du domicile des parents. À l'extrême, 13% sont à plus de deux heures. 35% des grands-parents altiligériens voient leurs petits enfants une à trois fois par semaine. Seuls 6% des répondants déclarent que leurs enfants rencontrent physiquement leurs grands-parents moins d’une fois par an.

Les mamies maternelles sont les plus sollicitées
L'étude de l'Udaf Haute-Loire indique une différence entre les familles maternelles et paternelles mais également entre le grand-père qui est moins sollicité que la grand-mère. Les grands-parents maternels sont donc plus souvent en contact avec leurs petits enfants. Ce constat est, d'après des études antérieures, lié à des attentes supérieures de la mère par rapport au père vis-à-vis des grands-parents, attentes qui se portent fortement sur leur propre mère. Ainsi, c'est la grand-mère maternelle qui concentre alors le plus les attentes majeures de ses enfants.

Nicolas Defay

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