'''Les gens n’ont pas pris conscience de tout ce qui peut se décider à l’Agglo'''

lun 26/06/2017 - 00:47 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:46

Les débats se sont quelque peu animés, lors du dernier conseil communautaire, ce jeudi 22 juin, surtout à propos du projet de la Forteresse de Saint-Vidal. Le ton est devenu passionné, de manière incontrôlée, aucune mise en scène possible au vu du sincère embarras du président Michel Joubert. De toute façon le public était peu nombreux.
En vérité, seules deux citoyennes ont assisté à ce conseil : Lucie Eymard (Le Puy, 20 ans), étudiante en histoire-géo, est venue écouter ce qu’il se disait en matière d’urbanisme.

«On a l’impression que tout est décidé à l’avance»
Juste à côté d’elle, Audrey Bannwarth (Saint-Hostien, 35 ans) s’est un peu plus longuement exprimée sur sa motivation à assister à ce conseil : « je viens par curiosité, voir comment les sujets sont discutés. Il faut dire que l’on est confrontés à l’implantation d’un crématorium, à Saint-Hostien. Aux dernières législatives, pratiquement tous les candidats étaient contre, alors qu’au conseil d’agglomération tout le monde a voté pour », s’étonne-t-elle.
Elle poursuit en évoquant nommément certains élus communautaires dont le vote a contredit les paroles données sur le terrain.
Ce n’est pas la première fois qu’Audrey Bannwarth assiste à un conseil communautaire : « J’étais venue lors de la première réunion de la grande Agglo, début janvier 2017. J’avais trouvé que tout se fait très rapidement, on a l’impression que tout est décidé à l’avance », semble-t-elle redouter.

«Petit à petit, toutes les compétences y sont transférées»
Concernant la séance du 22 juin dernier, elle a ressenti la même chose : « alors certes il y a énormément de points, mais on voit des élus qui sont sur leur téléphone portable, des élus qui discutent à gauche à droite, on se demande s’ils écoutent réellement ce qui est en train de se passer.»
Audrey Bannwarth a noté que « les gens n’ont pas pris conscience de tout ce qui peut se décider à l’Agglo. Si on y prête attention, on se rend compte que petit à petit, toutes les compétences y sont transférées.»
Concomitamment d’une citoyenneté déboussolée, elle souligne un manque voire une absence d’information concernant la tenue des séances :  « j’avais entendu dire par un élu qu’il y aurait peut-être un conseil communautaire le 22, je suis allée sur le site de l’Agglo le 22 et nulle part on n'en parle.»

«Pourquoi ? Vous n'avez pas reçu votre convocation ?»
Elle a appelé pour savoir à quelle heure avait lieu ce fameux conseil et elle s’est entendue répondre :  « pourquoi ? Vous n'avez pas reçu votre convocation ?»
« Ben non, parce que je ne suis pas une élue...»
Et l’interlocutrice de l’Agglo a paraît-il semblé toute surprise que l’on veuille venir à un conseil communautaire.
Un étonnement somme toute logique car « forcément, si personne n’a l’info, personne ne vient jamais », ironise Audrey Bannwarth.

J.J.

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