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Ils ont voulu faire rempart au projet de la Forteresse de Saint-Vidal

Date : 23/06/2017 | Mise à jour : 23/06/2017 14:50
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L’Agglo du Puy va débloquer 300 000 euros de subventions pour aider à financer le projet de la Forteresse de Saint-Vidal, malgré les interrogations et réserves soulevées par une partie des élus qui voteront contre ou s’abstiendront.

Le conseil communautaire de l'Agglomération du Puy-en-Velay de ce jeudi 22 juin 2017 a commencé de manière très solennelle. Les élus ont respecté une minute de silence en la mémoire du jeune homme décédé lors des récentes inondations qui ont dévasté le sud de la Haute-Loire, le 13 juin dernier.



L’Agglomération a été touchée à travers le calvaire et le deuil qu’ont vécu les habitants du Brignon, où résidait la victime. Pour venir en aide à cette commune, le président Michel Joubert a proposé que le conseil communautaire porte en urgence le projet de reconstruction du pont reliant le bourg centre aux villages d’Ussel, Fleurac et Fontanette, ouvrage emporté par les eaux de la Bethe en furie. Cette proposition a été adoptée à l’unanimité.

Cet esprit de consensus aurait pu se prolonger jusqu’à la fin de la séance. Mais c’était sans compter sur ce dossier très sensible qui entoure le projet de la forteresse de Saint-Vidal et, surtout, les 300 000 euros de subvention que l’Agglomération est censée lui allouer.

Dissensions apparues au grand jour

Une question qui avait pourtant fait l’objet d’une présentation spécifique en prélude de ce conseil communautaire. Mais au moment du vote, les dissensions sont apparues au grand jour.
L’origine du malaise provient du manque de garantie qu’offrirait pour certains ce projet porté par l’association pour la valorisation du Velay, Auvergne et Gévaudan, notamment quant à la caution et la durée du projet (5 ans, là où certains élus souhaiteraient 10 ans).
L’attribution de cette subvention sur la partie des investissements scénographiques était sous réserve que le paiement ne soit fait que sur production de factures et justificatifs, qu’il y ait une hypothèque sur le château et que soit mis en place un comité de suivi du projet. Mais cela a été loin d’être suffisant pour une quarantaine d’élus (18 contre et 22 qui se seront finalement abstenus).

Un sens des affaires contesté

Il faut dire aussi que le président de l’association et propriétaire de la Forteresse, Vianney d’Alençon, a vu son sens des affaires contesté par plusieurs élus qui évoquent un redressement judiciaire passé.
Jean-Marie Badiou (Saint-Jean de Nay) – qui votera contre – précise que « tout le monde est pour le projet, mais pour lui, c’est surtout qu’il est sans garantie, il faut pas nous prendre pour des lapins de trois semaines, ce Monsieur (d’Alençon, NDLR) est venu nous dire que sans subventions, il ne réaliserait pas ce projet. »
Cécile Gallien (Vorey) – qui votera elle aussi contre – va dans ce sens : « il aurait été intéressant qu’on fasse un plan sur investissement sur tous les sites à valoriser. Il va nous rester combien pour les autres projets ? C’est la première fois qu’on met 1 million d’euros sur un projet privé - en réalité 1,2 million d’euros avec les 300 000 euros du Département et les 600 000 euros de la Région, NDLR -  pourquoi autant d’argent public ? Les contribuables vont payer un million d’euros. Sur le principe ça m’interroge.»

«Un vote à marche forcée»

Laurent Johanny (Le Puy, PS) votera lui aussi contre et s’inquiète, quant à lui, de la rapidité avec laquelle ce projet arrive : « je ne comprends pas ce vote à marche forcée. Ce n’est pas possible dès 2018, trop de questions ont été soulevées.»
Parmi les défenseurs, le président Michel Joubert en personne, qui rappelle que « le rôle de l’Agglo, c’est de faire émerger de grands projets et qu’il ne faut pas opposer tel ou tel projet à d’autres.» On entend aussi Huguette Portal (Le Puy) qui fait les comptes et évoque pour ce projet un financement de l’Agglo à hauteur de « 60 000 euros par an, quand le Roi de l’oiseau se voit octroyer 300 000 euros par an. »
Des élus proposent alors qu’une nouvelle garantie soit demandée, à savoir le nantissement du mobilier (le matériel comme caution). Le projet sera soumis au vote avec cette précaution supplémentaire, ce qui ne fera pas changer d’avis ses détracteurs, néanmoins minoritaires.

J.J.

>>>> D'autres articles sont à venir concernant ce conseil communautaire du 22 juin 2016.

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img_journalisteJR le 24 juin 2017 - 14h58
Tout cet argent public pour un projet privé, c'est aberrant . En cette semaine de canicule, cet argent aurait été bien mieux employé pour climatiser les crèches et autres maisons de retraite. Mais de cela nos Elus s'en moquent surement, et la pression de Mr Wauquier sur leurs épaules est énorme...le paraitre est bien plus important, et puis cela ne sort pas de sa poche!

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img_journalisted le 23 juin 2017 - 20h40
Au moins certains élus sont clairvoyants et s interrogent à juste titre. Et ceux de la région qui versent le double ou du département sont à phones ou soumis.... et Michelin qui vire des centaines d emplois.... arrêtons de vendre du vent.

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img_journalistef le 23 juin 2017 - 18h12
je pense qu'il serait logique que ceux qui votent pour le projet déposent chacun un cheque de caution de mille euros à l'agglomeration et si l'affaire capote leur cheque sera encaissé pour rembourser un peu l'argent du contribuable dans ce cas on aura des élus responsables jacques f

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