Les 13e Nuits Basaltiques ont levé les voiles

dim 30/07/2017 - 11:07 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:47

Le festival de musiques et danses traditionnelles du centre de la France a connu sa soirée de clôture, dans la soirée et dans la nuit de ce samedi 29 juillet, au centre Pierre-Cardinal du Puy.
Comme ce fut le cas durant les trois autres veillées que compte l’événement, on a bien évidemment dansé jusqu’à point d’heure, aux notes des groupes Flor de Zinc, Duo Broto-Milleret et Triptype.
Toutes les sensibilités de la musique trad’ - sous influence ou pas - ont été proposées aux danseurs, lors de cette soirée d’au revoir : du brut de chez brut, du swingué, de l’électro…
Le grand parquet de danse de l’esplanade Claude Nougaro n’a pas désempli et toutes les tranches d’âge ou catégories sociales, sont représentées.

«Regarder les autres c’est un vrai spectacle !»
Des amateurs de guinguette aux babas-cool, les pas sont assurés ou improvisés, on virevolte et/ou répond présent aux sollicitations des musiciens.
Sarah et Hervé (45 ans et 49 ans, Cantal) font « beaucoup de festivals de ce genre, que ce soit en tant que danseurs ou musiciens. Nous avons animé des ateliers durant les trois derniers jours et maintenant nous allons profiter du bal.»
Parmi le public, on trouve évidemment des personnes ayant participé à ces stages, comme Odile (55 ans, Île-de-France) : « j’ai suivi un stage de musique d’ensemble, je joue du violoncelle.» Quant au bal, Odile aime « beaucoup regarder, mais je ne sais pas danser, en tout cas regarder les autres c’est un vrai spectacle !»

Les Nuits Basaltiques sont très sexy
Elle n’est pas la seule à observer, Christophe et Christine (50 ans, Métropole lyonnaise) ont l’air de bien rigoler : « je viens de voir une femme avec des soquettes blanches, s’étrangle Monsieur, soquette blanche et robe à fleur, ça fait une éternité que je n’ai pas vu ça et il a bien fallu que je vienne ici pour revoir ça. Ma libido en est toute retournée !»
Mais si, mais si les Nuits Basaltiques sont très sexy, d’ailleurs Christine et Jordi (56 ans et 60 ans, Aiguilhe) s’y sont rencontrés, « on se connaît bien maintenant, alors c’est plus facile pour nous de s’amuser et de prendre du plaisir. Pour l’instant nous ne dansons que tous les deux, mais plus tard nous changerons un peu de cavalier et cavalière...»
Certains avant eux ont déjà franchi ce stade et c’en est d’ailleurs déroutant car l’on voit des équipages inattendus évoluer dans cette forêt de bras et de jambes bien plus coordonnée qu’il n’y paraît. Et c’est ça qui fait le charme des Nuits basaltiques, un public hétéroclite qui vit en parfaite harmonie.

J.J.

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