L'ancien préfet de Haute-Loire poussé vers la sortie

ven 11/05/2018 - 12:40 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:52

Nommé en août dernier, Eric Maire a pris ses fonctions début septembre à la préfecture de la Guadeloupe, après avoir été le représentant de l'Etat en Haute-Loire pendant près de deux ans.
Il avait en effet été nommé dans notre département en octobre 2015 avant de laisser sa place à Yves Rousset en septembre 2017. 27 mois pour Richard Didier, 28 mois pour Denis Conus, 27 mois pour Denis Labbé et donc 23 mois pour Eric Maire : c'est environ tous les deux ans que le préfet fait ses valises en Haute-Loire.
Cette fois, la mission n'aura duré que neuf mois, ce que nos confrères de Guadelope la Première qualifient de véritable "coup de théâtre", après l'annonce faite mercredi en conseil des ministres. Après une prise de fonction en septembre dernier, le Préfet de Guadeloupe, Eric Maire, est remplacé par Philippe Gustin, jusque là délégué interministériel à la reconstruction de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.


>> Pour mieux cerner le personnage d'Eric Maire, vous pouvez vous référer à notre émission Le Scan où il avait du répondre aux questions des rédactions de RCF Haute-Loire et Zoomdici durant une vingtaine de minutes : crise agricole, réfugiés de St-Beauzire ou encore avenir des services publics dans les territoires ruraux étaient au menu.

Deux terribles ouragans
Le représentant de l’Etat est arrivé dans les antilles alors que le département était placé en alerte cyclonique. Un phénomène qui a littéralement écrasé l’île de Saint-Martin et à un degré moindre, la voisine, Saint-Barthélémy. Puis quelques jours plus tard, c'est au tour d'un autre ouragan, du nom de Maria, de dévaster une partie de l'île : le sud de la Basse-Terre est particulièrement marqué.
"Une entrée en matière des plus agitées pour le représentant de l’Etat", analyse Guadelope la Première. Eric Maire, soutenu par le gouvernement et le chef de l’Etat venu en personne dans les collectivités frappées par la nature, gère tant bien que mal la crise post-cyclonique. Il fait le dos rond face aux polémiques et autres critiques qui se multiplient dans les antilles. 

Une question en suspens : est-ce une sanction ?
Difficile de se prononcer sur un dossier aussi épineux mais force est de constater que le départ est précipité. L'incendie du CHU et les travaux inachevés de la gestion de l'eau, ou encore la propagion de sargasses, une algue invasive sur le littoral guadeloupéen, n'auront pas joué en sa faveur compte tenu "des tensions avec les élus locaux" évoqués par la chaîne de télévison guadeloupéenne.

>> Voici ci-dessous les réactions glanées par nos confrères de Guadeloupe Première après ce départ précipité :

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