La Haute-Loire face aux caméras de jeunes journalistes

Par Annabel Walker mar 24/08/2021 - 13:20 , Mise à jour le 24/08/2021 à 13:20

C’est en mai que les étudiants de l’une des plus prestigieuses écoles de journalisme de France ont réalisé des reportages de fond en Haute-Loire depuis leur base de Vorey-sur-Arzon. Mais ce n’est que dans le courant de l’été que les reportages des élèves de la spécialisation TV ont été diffusés.

Le Centre universitaire d'enseignement du journalisme (Cuej) de Strasbourg présente trois longs formats d’une vingtaine de minutes chacun. L'un sur les jeunes qui doivent "s'expatrier" pour faire des études (c'est le choix d'un jeune Altiligérien sur cinq), l'autre sur ceux qui reviennent en Haute-Loire après s'être expatriés et le troisième sur les femmes en Haute-Loire.

Pour cela, les caméras ont été braquées par exemple sur Océane, 15 ans, fille d'agriculteur de Salzuit qui doit quitter le collège de Paulhaguet et partir en internat à Clermont-Ferrand pour suivre un bac pro en communication visuelle si elle veut devenir graphiste. Mais aussi Zahia Chouchou, professeur de sciences économiques et sociales en lycée au Puy qui doit convaincre ses élèves qu'ils ne sont pas moins bons que leurs homologues des grandes villes pour qu'ils ne s'autocensurent pas eux-mêmes dans leurs ambitions professionnelles. Car "même si la Haute-Loire affiche un taux de réussite au bac 2019 cinq points plus élevé que la moyenne nationale, les jeunes pensent qu'un bac du lycée Charles et Adrien Dupuy n'a pas la même valeur qu'un bac d'Henri IV à Paris", témoigne-t-elle.
Nicolas, lui, n'a aucune intention de quitter ces paysages "façonnés par les anciens". À 15 ans, il a envie d'en prendre soin en reprenant la ferme familiale aux Estables. À Langeac, Matthias non plus n'a pas envie de se déraciner. À 16 ans, il a arrêté son apprentissage en mécanique automobile et connaît une période de flottement.
Sous les projecteurs également, l'équipe féminine du club de foot de Saint-Julien Chapteuil qui compte pas moins de 80 joueuses qui s'illustrent régulièrement (le club est d'ailleurs plus identifié comme un club de filles, ce qui fait doucement râler les garçons, confie l'entraîneur). 

> Voir les reportages :

Grandir en Haute-Loire : partir ou rester ?

Les femmes du coin

Retour vers la campagne

Mais aussi…

> Ecouter les podcasts des étudiants en radio

> Lire le magazine « News d'Ill » réalisé par les étudiants en presse écrite. Il est possible de le commander en envoyant un chèque (3 euros x le nombre d’exemplaires, les frais de ports sont gratuits) à l'ordre de l'Agent comptable de l'Université de Strasbourg, en précisant les adresses d'envoi. Adresser le tout à : Mme Carlot-Schmitt, Université de Strasbourg, CUEJ, 4 rue Blaise Pascal, 67081 Strasbourg Cedex.

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