Hôpital Emile-Roux : Tout savoir sur l'Accident Vasculaire Cérébral

Par N.De lun 28/11/2022 - 10:30 , Mise à jour le 28/11/2022 à 10:30

La Journée Mondiale de l’Accident Vasculaire Cérébral aura lieu Mardi 6 Décembre 2022 au Centre Hospitalier Emile Roux. Cette année, des stands d’informations par les services de Neurologie et Diététique de l’hôpital seront proposés de 9h à 17h, dans le Hall d’accueil. Une conférence animée par le Dr Jérémie Dassa, neurologue, sera proposée à 14h30 dans le self de l’hôpital.

L’équipe de Neurologie du Dr Dassa et celle du Dr Sulmon : SYNAPSE, se tiendront à la disposition du grand public pour répondre à ses interrogations. Des stands permettront d’informer les visiteurs sur les Accidents Vasculaires Cérébraux, leur prise en charge.

Lors de cette Journée, le public pourra recevoir une information détaillée sur cette pathologie et ses facteurs de risque. Dépistages de l’hypertension artérielle, du diabète seront aussi proposés aux visiteurs. A 14h30, au niveau du self de l’hôpital, le Dr Dassa animera une conférence : « L’AVC : le connaître, le reconnaître, le traiter » et répondra aux interrogations du public.

L’AVC est l’affaire de tous : enfants, jeunes, adultes, seniors

Il s’agit d’un problème majeur de santé publique, l’AVC représentant la deuxième cause de mortalité en France (1ère cause chez les femmes). 150 000 AVC surviennent par an en France (1 toutes les 4 minutes), et en moyenne en Haute Loire, 1 AVC par jour est pris en charge sur le Centre Hospitalier Emile Roux. Il s’agit de la 1ère cause de handicap acquis de l’adulte

Les principaux facteurs de risques modifiables en sont l’hypertension artérielle, le tabac, le diabète, l’obésité, l’hypercholestérolémie, le syndrome d’apnée du sommeil non traité, et l’alcool.

Les symptômes ? C'est ça ▼▼▼

Ils sont divers et la plupart du temps non douloureux, d’où l’importance de ce type de journée d’information (encore trop insuffisamment connus) 

  • Une paralysie, une faiblesse ou un engourdissement d'une partie ou de la moitié du corps
  • Une déformation de la bouche
  • des difficultés à parler ou articuler ou pour comprendre
  • Une perte de la vision d’un œil ou une gêne d’un côté du champ de vision
  • Des troubles de l’équilibre, de la coordination ou de la marche
  • Une céphalée atroce, brutale, inhabituelle

La prévention, le meilleur atout

L’AVC reste une maladie dont les principaux facteurs de risques, sus cités sont évitables avec une prévention adaptée. La rapidité de prise en charge lorsque les symptômes évocateur d’AVC apparaissent est un élément essentiel pour limiter le risque de décès et de séquelles fonctionnelles.

La prise en charge rapide des victimes dès les premiers symptômes en appelant immédiatement le «15» est essentielle : plus l’AVC est pris en charge tôt dans un hôpital ayant une Unité Neuro Vasculaire, comme au Centre Hospitalier Emile Roux, mieux il peut être traité et moins importante en seront les séquelles fonctionnelles. Il existe une filière spécifique de prise en charge déclenchée via cet appel au Centre 15.

La précocité de la levée de l’occlusion de l’artère bouchée en cas d’infarctus cérébral (ou AVC de nature ischémique, qui représente 80 % de l’ensemble des AVC), par perfusion d’un médicament spécifique appelé « fibrinolyse » ou par retrait mécanique du caillot lorsque cela est possible (appelé « thrombectomie mécanique », en passant du matériel spécifique par l’intérieur des artères) est déterminante pour limiter l’étendue de la séquelle définitive.

De même en cas d’hémorragie cérébrale (ou AVC hémorragique, 20 % de l’ensemble des AVC), la rapidité de mise en œuvre de traitements faisant diminuer la pression artérielle ou l’antagonisation d’éventuel traitement anticoagulant est déterminante.

Il est nécessaire d'aller au centre 15 même si les symptômes faisant évoquer un AVC régressent complètement en quelques minutes correspondant possiblement à un accident ischémique transitoire (AIT). Cela peut être, en effet, annonciateur de la survenue de symptômes plus durables dans les heures ou les jours suivants, appelé « syndrome de menace ».

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