Haute-Loire : pas de panique, tout est prêt pour affronter la neige

ven 19/12/2014 - 19:22 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:31

Avec plus de 60 % de son réseau routier au-dessus de 800 mètres d'altitude, dont 580 km à plus de 1 000 mètres, le département de la Haute-Loire est le second plus haut réseau routier d'altitude de France et il a besoin d'être bien préparé pour affronter l'hiver et les épisodes néigeux. Il met donc en place le dispositif de viabilité hivernale, actif de début novembre à fin mars.
"La spécificité de ce réseau nécessite une surveillance permanente" : c'est un constat sur lequel s'accordent les différents acteurs de la viabilité hivernale, de la Direction interdépartementale des routes (DIR) du Massif Central, au Conseil général, en passant par les sapeurs-pompiers, les services de police et de gendarmerie.
Si les services de déneigement ont été surpris l'an dernier avec l'arrivée de la neige et du verglas mi-novembre, Guy Vissac, conseiller général et membre de la commission voirie et transports, assure que tout est prêt cette année pour dégager les routes aux premières chutes de neige.

---------Trois réseaux pour le Département
Le Conseil Général s'occupe exclusivement des routes départementales ; c'est l'Etat, par l'intermédiaire de la DIR, qui s'occupe des routes nationales et autoroutes.
Trois niveaux de service ont été définis pour le service hivernal sur les routes de Haute-Loire (Retrouvez ici la carte détaillé des différents niveaux de service) :

  • Le réseau D1 comprend 1 700 km des routes les plus circulées, c'est à dire la moitié du réseau dont doit s'occuper le Département et les interventions s'y déroulent de 5h à 20h.

  • Le réseau D2 comprend 940 km de routes secondaires et les interventions s'y déroulent de 7h30 à 17h

  • Le réseau D3 comprend les 860 km de routes restantes et les interventions s'y déroulent de 9h à 17h.

Il est évidemment impossible financièrement d'assurer un service 24 heures sur 24. En revanche, les horaires d'interventions sont flexibles en cas d'épisodes neigeux importants mais également en cas de demande des sapeurs-pompiers ou de la gendarmerie : les chasse-neige peuvent alors intervenir au coup par coup.
Guy Vissac, conseiller général et membre de la commission voirie et transports, explique comment sont définis les différents niveaux de service.


Outre les routes, c'est aussi la facture qui est salée

Les objectifs du plan de viabilité hivernale sont multiples : assurer la sécurité des usagers, maintenir l’activité économique sur l’ensemble du territoire et participer à son aménagement. Pour mener à bien ce dispositif, 300 agents du Conseil général sont mobilisés, mais aussi 89 engins dont 10 spécifiques (fraises, écrêteurs). Au final, outre les routes, c'est aussi la facture qui est salée : environ cinq millions d'euros par an, hors salaires.
En effet, les engins de déneigement sont régulièrement renouvelés, sans oublier le coût des matières premières et du carburant.

Une modernisation des systèmes
Pour faire faice à ces intempéries et afin de prévenir au mieux les usagers de la route, les acteurs de la viabilité hivernale ont modernisé les systèmes en implantant notamment plusieurs webcams : six ont été mises en place par la DIR (et visibles sur le site www.dirmc.fr). Elles offrent de précieux renseignements en temps réel sur l'état des routes nationales à des endroits stratégiques en hiver (col du Pertuis, col de Fix, la Sauvetat…).
L'essentiel des informations concernant la circulation est consultable sur le site internet www.inforoute43.fr, qui a "un développement exponentiel", se félicite Guy Vissac, puisque 400 000 connexions y ont été recensées l'an dernier, "dépassant de très loin le répondeur téléphonique". Le service est désormais disponible en application sur les smatphones.

Conseil aux usagers
Affronter les caprices de la nature n'est pas chose aisée et parfois, le froid bloque l'effet du sel, le verglas, même salé, peut réserver des surprises, des plaques de neige peuvent demeurer malgré le déneigement de la route et la burle, propre à notre département, est particulièrement difficile à combattre.
L'usager doit être le premier acteur de sa sécurité, c'est pourquoi il lui est demandé de suivre ces quelques règles :

  • équiper son véhicule de quatre pneus thermogomme

  • conserver dans son véhicule gants, bottes, vêtements chauds et pelle

  • se renseigner sur l'état des routes avant d'entreprendre un déplacement

  • adopter une conduite souple en anticipant les risques

  • maintenir les distances de sécurité

  • faciliter le travail des engins de déneigement et ne pas tenter de les dépasser.

Vos commentaires

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire