Haute-Loire : +90% de personnes âgée d'ici 2040

lun 05/01/2015 - 13:29 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:32

Une étude de l'Observatoire de Cap Retraite (service gratuit de conseil et d'orientation en maisons de retraite) montre les conséquences du vieillissement de la population. Cet observatoire analyse la perte d'autonomie des personnes âgées et le coût associé à cette dépendance.

Population des 80 ans et plus doublée d'ici 2040
En Haute-Loire, le nombre des personnes de 80 ans et plus doit augmenter de 90 % d'ici 2040 selon l'Observatoire. De plus en plus de personnes devraient donc bénéficier de l'APA, ce qui entraîne un coût considérable pour le département.
Aujourd'hui en Haute-Loire, 9,9 % de la population des plus de 60 ans (6204 personnes) bénéficient de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) contre 9,1 % au niveau régional et 8 % au national.

L'APA, c'est quoi ?
Cette allocation doit couvrir une partie des dépenses de toutes natures pour les personnes âgées ayant besoin d'aide pour des actes essentiels de la vie ou nécessitant une surveillance régulière (fonctions mentales altérées, absence d'autonomie locomotrice ou autonomie partielle...). Les demandes se font auprès du Conseil Général. Le Département et la Région allouent près de 10 % (24 millions d'euros) de leur budget à l 'APA contre 7,8 % en moyenne nationale. Richard Royer, le directeur adjoint de la vie sociale du Département, a confié : " Cette évolution va avoir des conséquences financières sur les dépenses consacrées à cette allocation ". Il précise : " En toute hypothèse, le Département assumera ses responsabilités ".

Des changements à prévoir ?
La politique du Département vis-à-vis des personnes âgées est relative à un schéma quinquennal. Celui de 2015-2020 devrait être adopté au deuxième trimestre de cette année à ----A l'horizon 2040, le nombre de bénéficiaires de l'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) augmentera de 63 % pour avoisiner les deux millions et son coût doublera atteignant les 11,2 milliards d'euros.


-----la suite d'une démarche participative à laquelle est associé l'ensemble des acteurs du domaine.

Et l'Etat dans tout cela ?
Lors de la mise en place de l'APA en 2002, la compensation par l'Etat était fixée à 50%. Aujourd'hui, la contribution nationale n'atteint plus que 30%. Richard Royer explique : " L'attribution de l'APA est régie par des textes législatifs et réglementiaires qui ne laissent aux Départements qu'une très faible marge d'appréciation ". Il continue : " Il faut bien évidemment que le gouvernement assume les conséquences de ses décisions et mobilise la solidarité nationale pour son financement ".

L'APA a de l'avenir
Le projet de loi relatif à l'adaptation de la société au vieillissement qui a été adopté par l'Assemblée Nationale et qui sera examiné prochainement au Sénat devrait accroître le montant de l'APA par bénéficiaire. Cette hausse devrait être rendue possible grâce à la modification des plafonds des plans d'aide et en réduisant la participation des bénéficiaires.
Le Directeur adjoint reste positif : " Des études montrent que l'accroissement de l'espérance de vie qui était accompagné  jusqu'alors d'un accroissement semblable de l'espérance de vie en bonne santé augmente aujourd'hui de manière plus significative ".

E.J.

À découvrir

Contenus sponsorisés

Vos commentaires

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire