Grève du 10 novembre : « On veut le SMIC à 2000 € brut par mois »

Par EMa jeu 10/11/2022 - 17:00 , Mise à jour le 10/11/2022 à 17:00

Après les journées de mobilisation du 18 et du 27 octobre, la CGT a lancé un nouvel appel à la grève, ce jeudi 10 novembre 2022. Le syndicat réclame une hausse des salaires, des pensions et des minima sociaux, ainsi que la défense des retraites et du droit grève. Au Puy, environ 70 personnes étaient rassemblées devant la préfecture le midi.
 

La CGT a appelé ce jeudi 10 novembre 2022 à une journée de grèves interprofessionnelles. Plusieurs cortèges ont défilé partout en France, et des perturbations ont eu lieu dans plusieurs secteurs, comme les transports ou les écoles.

Plus d’une centaine de rassemblements CGT en France

La CGT annonce sur son site internet 125 rassemblements en France. À Paris, l’organisation syndicale a donné rendez-vous à 14 h, place de la République. D’autres rassemblements ont eu lieu dans de grandes villes, comme Lyon, Marseille, Toulouse ou encore Lille.

« Le SMIC, c’est normalement un salaire qui doit permettre de vivre et non de survivre. »

Au Puy, environ 70 personnes étaient rassemblées devant la préfecture à partir de 12h15. En tête de gondole de ce regroupement : la CGT Haute-Loire. « Le premier point, c’est évidemment que les salaires en général sont trop bas. Et puis surtout, ce qu’on dénonce, c’est la future réforme des retraites, qui prévoit de nous faire travailler jusqu’à 64-65 ans. C’est une idée qui n’est pas acceptable », a expliqué Pierre Marsein secrétaire générale de la CGT Haute-Loire.

« Les salaires ne suivent pas les coûts de la vie. Les retraites également. Les retraités sont endettés aujourd’hui », a ajouté Jean-Pierre Rioufrait, co-secrétaire du syndicat FSU Haute-Loire et présent lors de ce rassemblement.

Les revendications sont claires : « On veut des augmentations de salaires, on veut le SMIC à 2000 € brut par mois. On a besoin de ce montant-là pour vivre aujourd’hui. Le SMIC, c’est normalement un salaire qui doit permettre de vivre et non de survivre. Donc, il faut qu’il soit augmenté », a affirmé Pierre Marsein.

Des difficultés pour les professeurs

Le mouvement de grève a concerné aussi les écoles. Un préavis de grève a été déposé dans la fonction publique. Pour rappel, les professeurs de maternelle et de primaire doivent déclarer 48h à l'avance leur intention de participer à la grève, mais pas ceux des collèges et des lycées.

« On est en train d’arriver à une école poubelle, où l’on entasse les enfants.»

Environ 10 personnes étaient présentes pour représenter le syndicat FSU Photo par Martinet Enzo

« Dans l’éducation nationale, on est vraiment dans une situation critique parce qu’on n’a pas assez de moyens. On a beaucoup trop d’élèves par classe et pas assez d’enseignants. Des classes de 30 au collège, ça ne fonctionne pas. Ça devrait être 22-23 élèves maximum », a dénoncé une professeure de français remplaçant de Haute-Loire.

« Je demande des moyens pour l’école et que l’on ne sacrifie pas l’école publique. On est en train d’arriver à une école poubelle, où l’on entasse les enfants », conclut-elle.

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