Fin Gras du Mézenc : portrait d'un passionné

dim 01/06/2014 - 19:34 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:21

Ce sont 15 élevages qui ont participé à la fête avec 35 animaux. Le Président de l'association Fin Gras du Mézenc, Bernard Bonnefois, nous explique l'évolution de l'événement : "Avant, c'était pour promouvoir les produits du terroir mais aujourd'hui c'est également pour mettre les éleveurs à l'honneur tout en rassemblant les familles. Ce week-end permet à la communauté des éleveurs de se rencontrer, de se retrouver et de vivre pleinement l'événement ".

Coup de coeur pour les Limousines
Après le défilé, nous avons rencontré un éleveur : Henri Bonnefois (en photo ci-dessus). Avec sa femme Chantal, il est à la tête d'une exploitation de 200 bêtes : GAEC du Mézenc. Il s'est installé en 1989 et a choisi la race Limousine pour son caractère : " J'aime bien les autres mais celles-ci sont un peu plus speed, un peu comme moi ". Henri possède non seulement des bovins mais également quelques chevaux sur un domaine d'une soixantaine d'hectares.

Une journée importante
Pour lui cette fête lui permet de faire la promotion des bêtes qu'il produit : " Le label AOC est un gage de qualité. Donc ça nous valorise, ça nous fait un petit plus ". Depuis son installation, Henri a participé à toutes les fêtes en l'honneur du Fin Gras du Mézenc : " Non je ne rate pas un seul des défilés ".

La passion dans les gènes
Henri a trois enfants, deux garçons et une fille et il espère secrétement qu'un d'eux voudra reprendre son exploitation. L'ainé a choisi de devenir boucher mais sans nul doute, la passion de l'élevage a vraisemblablement était transmise à son fils de 14 ans qui nous confie : " J'aime ce métier pour l'amour des animaux mais surtout des vaches ". L'exploitation familiale d'Henri et Chantal semble avoir de beaux jours devant elle.

Quand on aime, on ne compte pas les kilomètres
Parmi les curieux sollicitant les éleveurs, un couple parisien, Claude et Sylvie, nous ont expliqué leur présence ici : " Cela fait longtemps que nous avions envie de venir découvrir la Haute-Loire et l'Ardèche, nous avons donc choisi de venir à cette époque pour rencontrer les éleveurs. A Paris, nous consommons cette viande mais nous ne savions pas pourquoi elle est si bonne ". Le Président de l'association n'est plus étonné du nombre de personnes venues de loin mais il a une explication : " Notre succès repose sur trois critères : la singularité, la simplicité et l'excellence ".

La réputation grandissante du Fin Gras du Mézenc n'en fini pas d'attirer les foules, l'occasion pour les curieux de rencontrer des éleveurs amoureux de leur métier à l'image d'Henri.

E.J.

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