Ferme Bel Air  : « Les choix incompréhensibles de la Ville du Puy »

Par Nicolas Defay mer 07/12/2022 - 12:00 , Mise à jour le 07/12/2022 à 12:00

Le mois de décembre, sa magie, les cadeaux, les premiers flocons...et ses mobilisations revendicatives. Ce mercredi 7 décembre, c’est au tour des employés du centre de loisirs la Ferme Bel Air et du Relais Ados de montrer les crocs sous la bannière FO. En cause ? Une semaine de travail en plus dans l’année mais sans contrepartie financière. Joyeux noël ! 

« Nous sommes conscients que notre débrayage a fortement déstabilisé l’emploi du temps des parents venus ce matin, soulève l’une des employés de la Ferme Bel Air. Mais nous n’avions que cette solution pour nous faire entendre par les élus. » Elle ajoute : « De manière générale, les parents ont compris notre action et presque aucun n’a contesté notre mobilisation ».

Une vingtaine de personnes se tiennent ainsi devant le plus grande centre de loisirs de la ville du Puy-en-Velay, le drapeau du syndicat Force Ouvrière flottant dans le vent froid de ce mercredi 7 décembre. Avec les militants, une partie des 13 employés permanents de la ferme Bel Air et du Relais Ados sont là, les mines tendues après lecture du rapport Comité Technique Paritaire (CTP).

« Pourquoi accorder à l’un et pas à l’autre ? »

Selon le CTP de la Ville du Puy et de l’Agglo en date du 29 novembre, des secteurs tels que les écoles ou les crèches vont bénéficier de deux jours de sujétions après la reconnaissance de la pénibilité et de l’arythmie de leurs activités. Mais pas les centres de loisirs.

« Les choix incompréhensibles de la Ville du Puy, résume Christophe Teyssonneyre, secrétaire FO Agglomération 43. Pourquoi accorder à l’un et pas à l’autre alors que les mêmes contraintes sont présentes dans les deux ? Pourquoi les élus ne prennent pas en compte le fractionnement du temps de travail, l’amplitude horaire très forte qui dépasse les limites horaires légales, les permanences le soir et le week-end...des employés de la Ferme Bel Air et du Relais Ados ? »

96 enfants quotidiennement durant les vacances scolaires

Loin d’être habités à se mobiliser ainsi, les employés concernés restent timides devant les micros. « Nous voulions surtout faire voir que nous existons, souffle l’une d’entre eux. Nous accueillons des écoles et des élèves quotidiennement à Bel Air pour des activités autour de la nature et des animaux notamment. Et une soixantaine d’enfants tous les mercredis, une centaine chaque jour des vacances scolaires. »

En ce sens, Christophe Teyssonneyre insiste sur la nécessité de considérer le centre de loisirs et le Relais Ados au même titre que les écoles. « Qu’est ce qui motive les élus à faire une distinction? Ça nous dépasse ! » Il souligne encore : « Les comités techniques paritaires sont certes terminés. Mais rien n’interdit les élus à revenir sur leur décision avant l’adoption du document en préfecture ».

« La colère est loin de s’éteindre. Bien au contraire »

Le militant Force Ouvrière prévient la municipalité. « La semaine prochaine et le mois de janvier seront ponctués par des actions revendicatives sous différentes formes. Car, outre les centres de loisirs, d’autres secteurs ont été floués par cette situation où toutes négociations ont été écartées à la base. La DEA, le Centre Technique Municipal, le Cadre de Vie...Croyez-moi, la colère est loin de s’éteindre. Bien au contraire ». 

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3 commentaires

me

ven 09/12/2022 - 08:21

pour aller dans le sens extrême des revendications la logique voudrait que les salariés n'ayant pas effectué le temps de travail pour lequel ils étaient payés soient redevables envers leur employeur et non le contraire

ma

jeu 08/12/2022 - 10:22

C'est ni plus ni moins qu'une application de la loi. Ce qui doit motiver les élus, c’est de faire appliquer la loi, loi qu’ils n’ont pas fait appliquer depuis 21 ans au Puy ! Les passe-droits pour les écoles ou les crèches, les éboueurs ne doivent pas exister. Depuis 21 ans, des salariés ne faisaient pas le temps de travail que la loi prévoit  et que les contribuables du Puy leur payaient, je trouve cela honteux.

mo

mer 07/12/2022 - 13:23

OUF! Enfin des bannieres FO ! bravo! j'en avais un peu assez de l'omnipresence des permanents et professionnels de la Banniere CGT!

En ecrivant cela je ne suis  pas agressif et je respectes toutes les banderoles !!