Et si le meilleur berger de France était altiligérien ?

Par Macéo Cartal mer 03/03/2021 - 06:00 , Mise à jour le 03/03/2021 à 06:00

Justine Sabadel et Henry Ferret, du lycée agricole de Brioude-Bonnefont, sont sélectionnés pour la finale des Ovinpiades qui leur permettrait d’accéder au titre de Meilleur Jeune Berger de France. Tous deux vainqueurs des Ovinpiades régionales, ils représenteront leur lycée et leur territoire à la Bergerie Nationale de Rambouillet.

Le 29 avril 2021, 40 jeunes de 16 à 24 ans vont se retrouver à Rambouillet, dans les Yvelines, au sein de la prestigieuse Bergerie Nationale, pour essayer de décrocher le titre Meilleur berger de France. Justine Sabadel, 17 ans, est en terminale d’un bac STAV (Sciences et Technologie de l’Agronomie et du Vivant) et Henry Ferret, 17 ans aussi, est en terminale d’un bac pro CGEA (Conduite et Gestion de l’Entreprise Agricole).

Une préparation quotidienne

Sélection purement auvergnate

La sélection régionale s'est faite entre les quatre départements auvergnats. « Cela dépend du nombre d’élevages par région. Ayant pas mal d’exploitations en Auvergne, la sélection régionale s’est faite au sein de l’ancienne région. Pour d’autres endroits où le nombre d’exploitations est moins grand, la sélection s’est faite au sein des nouvelles grandes régions », précise Henry Ferret

Tout s’est enchaîné assez vite pour nos jeunes éleveurs en devenir puisqu’ils ont disputé l’épreuve départementale mardi 23 février, puis l’épreuve régionale deux jours plus tard, jeudi 25 février. Nos deux lauréats sont arrivés respectivement 1er (Henry) et 2e (Justine) lors de la sélection régionale et ont donc été qualifiés pour la finale nationale. Notez que lors de cette dernière compétition, les quatre premières places ont été trustées par des élèves du lycée agricole de Brioude-Bonnefont, ce qui fait la fierté de l’établissement. Monsieur Dugour les prépare chaque mercredi après-midi en vue de ce concours. « Notre professeur connaît les Ovinpiades sur le bout des doigts, il sait nous transmettre sa passion et nous prépare vraiment bien », indique Justine. Henry connaît déjà le concours. Il y a déjà participé il y a deux ans et avait atteint la finale nationale, pour laquelle il a terminé à la neuvième place.

Ce concours entre en plein dans le cœur de métier d’éleveur ovin. Les candidats sont jugés sur des gestes techniques qu'ils sont amenés à faire quotidiennement : « Le but est de se perfectionner dans les gestes qu’un éleveur de moutons fait tous les jours. C’est vraiment ce qu’on fait à chaque fois avec un ovin », précise Henry. Outre les épreuves pratiques, une approche théorique est également de mise comme par exemple la connaissance de l’anatomie des ovins ou encore d’un maximum de races de moutons.

Monter au plus haut la présence féminine

Sur les quelque 25 candidats, seules trois filles ont concouru lors de la sélection auvergnate. Les deux autres étant arrivées en queue de peloton, Justine Sabadel est ravie de représenter l’élevage ovin au féminin : « Il y a très peu de filles dans l’élevage ovin, c’est une double fierté pour moi de représenter les filles dans ce concours aussi haut », fait-elle valoir. Justine nous indique également qu’elle fait la fierté de ses parents, son père étant également éleveur ovin.

Justine explique qu’elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. À l’issue de son bac technologique, elle souhaite intégrer un BTS Production Animale et, pourquoi pas ensuite, intégrer une école d’ingénieurs. À terme, elle pense peut-être reprendre l’exploitation aux côtés de son père, mais quoi qu’il en soit, ces Ovinpiades peuvent amener à divers opportunités.

S’ouvrir des portes

« Cela nous permet de faire beaucoup de rencontres d’autres éleveurs et de se créer un réseau. De plus, cela reste très valorisant sur un CV », précise Henry Ferret. « C’est une belle opportunité pour rencontrer des gens importants comme des membres de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique). Cela nous ouvre également pas mal de portes pour des stages par exemple », ajoute Justine Sabadel.

Ces Ovinpiades permettent donc de se hisser au niveau de l’élite des bergers de l’hexagone. Si, comme Justine, certains se destinent à des études plus longues, d’autres auront diverses ambitions. Animé par le challenge que représente une deuxième participation à ce concours, Henry a pour projet de s’installer en tant qu’exploitant agricole dans l’élevage ovin, tout comme l’exploitation familiale dont il est issu. D’ici là, rendez-vous le 29 avril 2021 pour la finale nationale.

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1 commentaire

lo

mer 03/03/2021 - 08:33

Et pourquoi pas ? N'étant aucunement dans le milieu agricole, mais pour en connaître quelques-uns exceptés ces deux jeunes, il existe sur notre territoire des gens capables de porter haut et fort le savoir faire de ce métier. Et même si par "malheur" ils n'étaient pas élus, je suis persuadée qu'ils continueront à produire de bons produits. Que Justine aille au bout de ses intentions et qu'Henry continue à faire briller encore davantage l'exploitation familiale ! Bon courage et bonne chance à tous les deux.