Entreprise Cheynet & Fils : c'est terminé

mar 02/04/2019 - 19:33 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:56

L'espoir était mince. Le 19 mars dernier, date limite de clôture pour une éventuelle offre de reprise, aucun projet n’avait été déposé auprès du tribunal de commerce de Lyon pour l’entreprise Cheynet & Fils de Saint-Just-Malmont.


(Les machines de l'entreprise Cheynet & Fils sont désormais arrêtées. Photo DR)

En juillet 2014 déjà, un nouveau plan social, prévoyant la suppression de 113 emplois, en disait long sur la situation critique de l'entreprise textile altiligérienne. Au mois de mai 2018, les représentants départementaux et du personnel de la CGT avaient alerté le préfet de la Haute-Loire sur "la situation inquiétante de l'entreprise de textile Cheynet", précisant que "la mauvaise gestion de l'entreprise et le non suivi des aides publiques" (près de deux millions d'euros) représentaient une menace pour l'emploi.
Quelques mois après, en décembre, le tribunal de commerce de Lyon plaçait l'entreprise en liquidation judiciaire. Après avoir repoussé à deux reprises son délibéré, le tribunal de commerce avait accordé en février un ultime délai, jusqu'au 19 mars 2019,  pour permettre à la société altiligérienne de trouver un repreneur. Mais à cette date-là, personne ne s'était manifesté.


(117 salariés perdent leur emploi. / Photo DR)

Faute de repreneur, le tribunal de commerce de Lyon a prononcé la cessation d'activité de l'entreprise. 177 salariés perdent ainsi leur emploi. Présent dans les locaux où les machines sont désormais arrêtées, Thomas Vacheron, délégué départemental CGT, témoigne de scènes de désarroi, de tristesse et de colère. "Les salariés sont jetés comme des Kleenex. Les élus FO-CGT avaient demandé une prime exceptionnelle de 5 000€. Ils n'ont rien. Ce sont des parachutes dorés pour les dirigeants et des cacahuètes pour les salariés", lance-t-il pointant du doigt "Monsieur Giraud (président de l'entreprise Cheynet & Fils, Ndlr) qui fait mine d'avoir la larme à l'oeil face aux médias, les pouvoirs publics dont la Communauté de communes Loire Semène, le Département, le Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes et l'Etat de manière générale avec Monsieur Macron qui ne protège que les riches et les puissants. Ce sont eux les responsables."

Stéphanie Marin

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