Départementales : les réactions en Haute-Loire après le scrutin

lun 30/03/2015 - 01:01 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:33

A l'issue de ce second tour des élections départementales, ce dimanche 29 mars 2015, la Haute-Loire est uniforme ou presque, avec une large victoire de la majorité départementale (UDI et UMP) qui raffle plus de 85 % des sièges.
La gauche n'aura que cinq conseillers départementaux sur 38, ce qui marque un réel recul de l'opposition, qui avait jusqu'alors huit sièges sur 35. Le FN était loin des 50% à Aurec et ne décroche aucun siège.

>> Les résultats sont aussi disponibles par commune sur notre page spéciale CandiZoom.

>> Découvrez ci-dessous les réactions 

  • Dès dimanche soir, en préfecture

Le candidat du Front National sur le canton Emblavez-Meygal Serge Dincq est venu régler ses comptes avec la presse, responsable selon lui de son échec électoral. Il va même jusqu'à menacer de poursuites judiciaires et demande tout simplement l'annulation du scrutin dans une mémorable altercation avec Jean-Pierre Marcon.

Après son altercation avec le candidat FN éliminé, Serge Dincq, Jean-Pierre Marcon a réagi après le second tour et se félicite de la victoire de la majorité départementale, qui aura 33 sièges sur 38. Pour lui, la difficulté commence maintenant avec la baisse des budgets de la collectivité et des dépenses sociales qui explosent.

 

André Chapaveire, premier secrétaire du PS en Haute-Loire, reconnaît que ce scrutin marque un réel recul de l'opposition au sein de l'assemblée départementale et considère que la gauche a été trop divisée pour espérer gagner. Il assure qu'elle saura tirer les leçons de cette déroute.

 

Maria Raia, chargée de mission FN en Haute-Loire, considère que la droite et la gauche l'ont emporté grâce au soutien de la presse et que ces deux partis n'ont plus d'identité. Pour elle, seul le FN existe encore dans le paysage politique français.

 

  • Laurent Wauquiez, député-maire du Puy-en-Velay et numéro trois de l'UMP, a réagi dès ce dimanche soir.

« Je suis très satisfait par ces excellents résultats du second tour. C’est un vote de confiance des électeurs qui nous oblige, élus, à tenir mes engagements sur la maîtrise des dépenses publiques et sur la protection de nos compatriotes face aux hausses d’impôts.

Cette victoire est celle de l’unité profonde de la Haute-Loire qui nous a toujours guidés et permis de travailler ensemble. Cette victoire est aussi celle des élus de terrain qu’on ne voit pas qu’au moment des campagnes électorales. Les électeurs ne s’y sont pas trompés, on peut les remercier.
Je salue le travail remarquable du Président Jean-Pierre Marcon et de tous nos candidats. »

Ce lundi, Laurent Wauquiez était l'invité de Jean-Jacques Bourdin, à 8h35 sur RMC et BFMTV, en tant que secrétaire général de l'UMP. Parmi les phrases à retenir de cet entretien :
"Nous organiserons des primaires ouvertes à tous pour 2017"
"C'est une victoire de la droite unie"
"En quatre mois, notre famille politique s'est redressée et rassemblée"
"Une augmentation de 50% de nos départements, c'est un succès historique"
"Manuel Valls porte une très lourde responsabilité de la défaite du PS"
A propos des cantines scolaires : "Je n'accepte pas qu'une religion impose à la République un menu" et "Ce n'est pas au communautarisme de dicter sa loi, c'est lui qui doit s'adapter".

  • Laurent Johanny, candidat PS avec Isabelle Margerit sur Le Puy 4 (battus avec 36,36%)

  • Jean-Pierre Vigier, député apparenté UMP de Haute-Loire

" Je suis satisfait et je me réjouis des résultats de la Majorité Départementale qui a su fédérer autour d'elle et qui sort renforcée au soir de ce second tour. C'est la juste récompense du travail de terrain accompli, de la proximité et de l'écoute de ses élus. Cette nouvelle équipe continuera à agir au service des altiligériens et à développer notre beau territoire ".

  • Lionel Bouton, candidat Front de Gauche avec Michelle Chaumet sur le canton du Puy 1, éliminés au premier tour

  • Blandine Proriol et Joseph Chapuis (UD), élus à Bas-en-Basset avec 60,37% contre 39,63% pour le FN

"Merci de nous avoir mis en tête dans chacune des communes du canton. Nous remercions chaleureusement les électeurs qui nous ont placés très largement en tête dans chaque commune. Ils nous ont permis, dans un élan républicain, de l'emporter avec plus de 60% des voix. La bonne participation vient conforter notre victoire. Les électeurs, partout, ont compris qu'il s'agissait d'un scrutin local, malgré les tentatives de notre concurrent de déplacer l’enjeu sur le plan national, sans référence aucune ni à nos communes, ni aux compétences du Département.
Cette victoire avec 21 points d’avance, c’est celle de notre canton et de ses habitants. Et toute victoire a ses exigences :
-  la première est de répondre aux attentes,
-  la deuxième est de faire vivre ce nouveau canton.
Le grand changement, c’est que nous allons le faire vivre en duo. Nous prolongerons notre travail à deux après cette campagne victorieuse. Dès demain, nous serons à l’ouvrage avec la majorité départementale. Nous respecterons notre engagement à travailler avec l'ensemble des élus pour notre canton, ses communes et ses habitants ainsi que pour la Haute-Loire.
Le canton de Bas-en-Basset redessiné doit désormais inscrire son histoire dans le temps. Nous voulons l’écrire avec les électeurs. Maintenant au travail !"

  • Michel Chapuis, président de l'UDI 43

"Une fois de plus, la Haute-Loire a su garder son unité et l'esprit qui la caractérise. Malgré un climat tendu et une période incertaine, les électeurs de la Haute-Loire ont fait confiance au bon sens plutôt que de se réfugier dans un vote protestataire qui ne construit rien. Fidèles aux valeurs qui caractérisent l'UDI, les candidats se retrouvant dans cette sensibilité ont rassemblé, prouvant ainsi que l'engagement politique n'est pas un affrontement permanent entre des camps mais que le sens de l'intérêt général était le seul gage d'avenir. Cette élection départementale confirme que le Centre droit est la sensibilité la plus représentative de la Haute-Loire. Autour de Jean-Pierre Marcon, je suis convaincu que les nouveaux élus associés à l'expérience des plus anciens sauront œuvrer pour nos territoires."

  • Michel Valentin, porte-parole du Front de Gauche de Haute-Loire :

"Pour l’essentiel les résultats du 2ème tour des départementales étaient inscrits dans les résultats du 1er tour. Ils marquent un désaveu cinglant de la politique du gouvernement Hollande - Valls. Ce désaveu entraîne le basculement de 25 départements à droite réduisant à néant le travail sérieux de centaines d’élus de terrain.
Certes le FN ne gagne pas de département mais il serait grotesque de ne pas noter l’élargissement de son emprise élection par élection. Le Front de Gauche résiste bien et enregistre un certain nombre de progrès comme en Haute Loire. C’est encourageant mais loin du niveau nécessaire.
L’absence de proportionnelle aboutit en Haute Loire au fait que la majorité qui était en dessous des 50% au 1er tour obtient pratiquement les 7/8 des élus. Face à la situation actuelle et à l’austérité à venir dictée par Bruxelles, l’heure est au rassemblement de tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans la politique de ce gouvernement pour résister et construire une alternative autour des vraies valeurs de la gauche. Dans ce cadre le Front de Gauche 43 invite la population à se joindre aux initiatives organisées par l’intersyndicale du 9 avril 2015
".

  • Laurent Barbalat et Odile Maurel, candidats Divers Gauche sur le canton de Saint-Paulien

"Suite aux résultats du 29 mars, nous remercions sincèrement les électrices et les électeurs qui nous ont fait confiance. Par ce vote, ils ont manifesté leur volonté d'une alternative et leur désapprobation de méthodes clientélistes. Nous souhaitons que ceux qui ont été élus en tiennent compte.
Nous pouvons constater qu'au second tour, les abstentionnistes ont été moins nombreux (61,77% de participation). Avec 27,12%, c'est notre liste qui a le plus progressé (+160 voix), ce qui nous a permis de passer devant le FN (qui a perdu 23 voix). C'est un signe encourageant pour l'avenir. Car aujourd'hui, il y a urgence : il nous faut consolider les forces de gauche sur notre canton et surtout, il nous faut répondre à la démagogie du Front national.
Ce parti surfe sur la désespérance, sur le sentiment d'abandon et rappelle de sombres périodes de notre histoire. Nous pensons que les valeurs de notre démocratie, aujourd'hui menacées, ne doivent pas seulement être proclamées et qu'il nous appartient de les faire vivre et prospérer
".

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