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Démission du maire de Pradelles

sam 09/04/2016 - 16:25 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:40

Ce vendredi 8 avril, Stéphane Bourgoin a publié un communiqué sur la page facebook de la ville de Pradelles. Dans celui-ci il met formellement fin à « une chasse à l’homme » en annonçant sa démission. Il revient sur de nombreux problèmes dont les habitants de la ville l’accablent : gendarmerie, immobilier, école, services communaux, lac du Bouchet… Après des explications très fermes, il termine cependant en affirmant finir les dossiers en cours. Certain que la ville devrait se tourner vers l’avenir au lieu de regretter un passé plus glorieux, Stéphane Bourgoin préfère partir.

La polémique des écoles

Nous vous en parlions déjà en mars, suite à l’annonce de la fermeture d’une classe, il était question de la fusion des écoles primaires et maternelles de St-Paul-de-Tartas et de Pradelles. Face à des parents d’élèves très remontés, la position de Stéphane Bourgoin s’est révélée d’autant plus difficile qu'il a préféré mettre ses enfants à l'école de Langogne, ce qui a mis le feu aux poudres. « L'école est un sujet à polémique uniquement » affirme-t-il cependant.

Communiqué de Stéphane Bourgoin sur la page facebook de la ville de Pradelles:
La chasse à l'homme est terminée !!! Pour les élections municipales une liste ouverte s'est constituée. La population semblait satisfaite de cet élan populaire. Lors de la campagne électorale, un candidat de l'opposition s'est présenté chez des personnes âgées afin de leur préparer lui-même les bulletins de vote. J'ai dénoncé cette méthode au Maire de l'époque, M. LIABEUF. Cela m'a valu une volée d'insultes de la part de ce candidat devenu élu.
Les 1ers mois de mandat semblaient bien se passer. Le dossier du médecin a été mené tel que nous pouvions le faire. Les pradelains l'ont bien compris. Pour la gendarmerie, des travaux ont été réalisés (changement des chaudières, et douche) et la brigade de Pradelles a été maintenue et promise à une pérennisation suite à la fermeture d'une autre brigade. La preuve en est puisque la brigade compte plus de gendarmes qu'il y a deux ans. Il n'existe donc pas de "problème de la gendarmerie" comme certains le prétendent !!!
Il en est de même pour la caserne des pompiers malgré la volonté de l'opposition l'année dernière de vouloir réduire les conventions du personnel communal avec le SDISS. En ce qui concerne la Perception, ce dossier ne date pas d'aujourd'hui et un regroupement était déjà programmé sur Cayres (sans suppression de poste) puisque des travaux étaient prévus pour l'aménagement d'une Agence Postale communale jouxtant la future perception. Par contre nous avons négocié une permanence en mairie tous les 15 jours. Il n'existe donc pas de "problème de la perception" comme certains le prétendent !!! […]
Au lieu, pour certains, de sans cesse polémiquer, de faire de la démagogie et de rester sur un combat d'arrière-garde avec les administrations, Innovons et travaillons pour l'avenir !!! La gestion d'une commune doit se faire sereinement et les projets ne peuvent pas se concrétiser en à peine 2 ans.
[…]
L'école est un sujet à polémique uniquement. Avant mon élection, plus de 15 élèves fréquentaient déjà les écoles de Langogne. Ce n'est pas un problème nouveau !!! Il faut réfléchir pourquoi les parents scolarisent leurs enfants hors de Pradelles, plutôt que de les stigmatiser. En deux ans, j'ai constaté que la tâche serait très difficile avec une ancienne municipalité omniprésente (en sous-marin), et changer les habitudes prises ne serait pas chose facile (suppression des repas gratuits aux élus, des locations gratuites aux élus, des embauches d'un membre de sa famille).
Les Conseillers Municipaux qui me soutiennent, ont une ouverture d'esprit et d'équité envers tous les Pradelains, ainsi qu'une vision tournée vers l'avenir avec une volonté de s'adapter aux réalités de 2016. Pradelles ne connaitra plus l'attractivité qu'elle a pu connaitre ces dernières décennies. Son déclin ne remonte pas à il y a 2 ans. Je ne vous ai jamais promis un avenir que les anciens regrettent. Cela s'appelle du passéisme. Et on ne gère pas une commune avec la nostalgie d'une époque révolue, sinon on va droit dans le mur.
Certains élus et moi-même sommes fatigués de subir des attaques et des injures incessantes et injustifiées, que ma femme se fasse également agresser verbalement sur son lieu de travail. Par conséquent, j'entends terminer sereinement les dossiers entamés (place du foirail et ancienne chapelle, et saison estivale qui arrive) et ensuite les élus qui me soutiennent et moi-même donnerons notre démission. Ainsi, de nouvelles élections générales seront organisées.
Stéphane BOURGOIN Maire de Pradelles

Retrouvez ici la totalité du communiqué 

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