Coupe du monde : Plutôt génération 1998 ou 2018 ?

ven 13/07/2018 - 17:40 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:53

2018 ne fait pas l'unanimité

Logan, 19 ans, ne peut rien raconter de la victoire française en Coupe du monde en 98. 2018 est donc "un moment de folie avec plein de souvenirs qui resteront pour toujours dans ma tête". Il a suivi tous les matchs de l'équipe de France dans les cafés du Puy où il a pu y trouver une "bonne ambiance."


De même pour Corentin, 18 ans. Un soir parti pour assister à une rencontre des Bleus prévue à 16 heures, le Ponot pensait rentrer tôt mais finalement ce n'est qu'à 23 heures qu'il avait passé le pas de sa porte.
 
De son côté,
Stéphane, quadragénaire, ne voyait pas la France arriver en finale cette année. "J'avais parié avec mes amis que la France perdrait en quart de finale face à l'Argentine". Les jeunes semblent être plus touchés par l'épopée actuelle que les anciennes générations. Certainement dû au fait que 98 restera le premier sacre mondial côté français.
1998 n'a pas d'égal


"En 1998, l'engouement s'est propagé dès le début de la Coupe du monde alors que cette année, ce n'est seulement qu'à partir de la demi-finale qu'on a senti les Français derrière leur équipe"
, nous rapporte Françoise. Elle a eu l'occasion de "chambrer" en quelque sorte ses collègues de travail, originaires du Portugal, (vainqueur de l'Euro 2016 en France) qui pensaient pouvoir réediter leur performance deux ans après.
Pour Ingrid, c'est à peu près le même constat. En 1998, elle se trouvait au plus près des supporters puisque ses parents tenaient le bar ''le Central", place Michelet. "À l'époque, les matchs de foot étaient davantage suivis durant l'année mais aujourd'hui, l'élan national ne porte que sur la Coupe du monde". On comprend donc rapidement que les générations ayant vécu les deux parcours de l'équipe de France ont un petit penchant pour Zidane et co.
"Je me suis perdu dans les Champs-Élysées"



Christian se souvient très bien de 1998. Il était présent au stade de France lors du quart de finale face à l'Italie et avait pu exulter de joie lorsque Di Biagio envoyait son tir au but sur la barre transversale de Barthez. "Après la victoire contre le Brésil", le 12 juillet 1998, "je me suis rendu avec mes amis sur les Champs-Élysées à Paris et poussés par les milliers de personnes, nous avions remonté petit à petit l'avenue. Me retrouvant finalement tout seul et perdu au milieu de la foule, je suis rentré chez moi", repense-t-il le sourire aux lèvres.
"Allez les bleus !"
Almir et Adis viennent de Bosnie-Herzégovine. Ayant des amis croates, ils jugent qu'il y'a plus de folie en Croatie qu'en France. Mais cela ne les empêche pas de crier "Allez les bleus !", paroles qui devront être reprises par les millions de Français demain à partir de 17 heures.
D.F.

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