Condamné pour avoir violenté son beau-fils de 14 mois

mer 24/06/2015 - 14:42 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:35

Ce mardi 23 juin 2015, un homme d'une trentaine d'années comparait au tribunal correctionnel du Puy-en-Velay pour des faits de violences sur son beau-fils, alors âgé de seulement 14 mois. Charpentier dans le secteur du Devès, l'homme avait déjà un casier judiciaire bien rempli au moment de se présenter au tribunal: conduite en état d'ivresse, délit de fuite, blessures et violences sur conjoint... L'homme, reconnu comme alcoolique, n'en n'était pas à son premier passage devant les magistrats.

Ne supportant pas les pleurs de l'enfant, il le gifle à deux reprises
L'homme vivait avec sa conjointe et ses deux enfants. Lui-même a une fille issue d'une première union. Cette dernière vit avec sa mère. Le 27 octobre 2014, le compagnon se retrouvait seul avec son beau-fils en raison de l'hospitalisation de la mère. Ne supportant plus les pleurs de l'enfant, décrit comme"assez difficile" par son avocat, l'homme alcoolisé lui porte alors deux gifles. Regrettant ces violences, il couche l'enfant en lui donnant un vêtement de sa mère pour le rassurer. Au retour de sa conjointe, celle-ci remarque les ecchymoses sur le visage; son compagnon lui répond que l'enfant est tombé de la table.

Un caissière informe les forces de l'ordre
Plus tard, les marques sur le visage de l'enfant (joues, front et oreilles) vont être remarquées par une caissière dans un supermarché. Cette dernière, intriguée, suit l'homme dans le magasin et relève par la suite sa plaque d'immatriculation. Elle se rend à la gendarmerie pour informer les agents de sa suspicion. L'individu, interpellé rapidemment, reconnaît immédiatement les faits.

Des violences pardonnées par sa compagne
"Je n'ai pas été à la hauteur et j'étais alcoolisé, quand je l'ai revu le lendemain matin, j'étais choqué d'en être arrivé là", explique le prévenu à la barre. Il avoue également avoir lui-même connu des faits de violences durant sa jeunesse, son père frappant régulièrement sa mère.
L'individu, désormais suivi par un psychatre et soumis à un traitement pour son alcoolisme, indique tout de même boire au moins deux bières tous les soirs. "L'alcool est une manière pour moi de me canaliser, je n'aime pas être seul", ajoute t-il.

Selon les médecins qui se sont occupés du garçonnet, ce dernier pourrait avoir été frappé à plusieurs reprises, des marques jaunes, sûrement plus anciennes, en sont une preuve. Ils évoquent également une mauvaise hygiène corporelle de l'enfant. Le prévenu nie cependant toute violence supplémentaire à l'égard des enfants de sa compagne. Cette dernière semble toutefois avoir pardonné les faits et aimerait reformer un foyer avec celui-ci, le couple attendant un nouvel enfant.

Du sursis, des soins obligatoires et une indemnisation
Déclaré coupable, l'homme écope finalement de 18 mois de prison avec sursis alors que douze mois avaient été demandés par le parquet. S'ajoutent en plus une mise à l'épreuve de deux ans et une obligation de soins. Ce dernier doit également indemniser les parties civiles à hauteur de 1200€ pour l'UDAF (union départementale des associations familiales) et 1803,18€ pour la CPAM (Caisse primaire d'assurance maladie).

S.J.

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