Comité Olympique : opération séduction pour les 4 ans à venir

Par Nicolas Defay dim 25/04/2021 - 07:00 , Mise à jour le 25/04/2021 à 07:00

Parce que la Covid a écrasé les associations sportives tel un rouleau compresseur, le CDOS 43 va tenter de réparer ses dégâts en remettant à flot le nombre d’adhérents d’avant la crise sanitaire.

Les quatre parlementaires du département sont venus au rendez-vous donné par Jean-Yves Masson, président du Comité Départemental Olympique et Sportif de la Haute-Loire (CDOS). Ainsi, les deux députés Isabelle Valentin et Jean-Pierre Vigier, aux côtés des deux sénateurs Laurent Duplomb et Oliver Cigolotti, ont découvert l’état de santé des associations sportives altiligériennes, les démarches engagées et le programme qu’envisage de mettre en place le CDOS pour les quatre années à venir.

Jean-Yves Masson, président du CDOS 43. Photo par Nicolas Defay

Priorité absolue, attirer à nouveau les licenciés

« La crise sanitaire a bien sûr terriblement fragilisé le tissu associatif sportif, livre Jean-Yves Masson. Déjà, on peut présumer que sur les deux années à venir, il y aura une baisse d’effectifs. Une certaine réticence à s’engager dans une association sera assurément présente. » Il insiste : « Pour cela, la priorité principale du programme des quatre années à venir est la reconquête des licenciés. Nous allons profiter de cet élan pour également gommer les zones blanches qui existent encore dans notre département concernant les activités sportives. »

Jean-Yves Masson fait le constat suivant : «  Le mouvement sportif est un peu comme la population. Il est présent le long de la RN88 et dans le Brivadois. Si vous vous écartez de ces zones géographiques, c’est plus compliqué de trouver une association. À Saugues, Retournac ou encore au Monastier, l’offre n’est sûrement pas aussi importante qu’au Puy-en-Velay ou à Monistrol-sur-Loire ».

Les députés Isabelle Valentin et Jean-Pierre Vigier. Photo par Nicolas Defay

Des tops et des flops

La photographie sportive de la Haute-Loire se décline en noir et blanc. D’un côté, le département 43 fait partie des trois départements les mieux dotés en équipements de la grande Région. 82 % des EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) ont une compétence « sport » contre 75 % en moyenne en Auvergne-Rhône-Alpes. Le nombre de bénévoles est très important par rapport à sa population avec un contingent de 60 000 personnes réparties dans pas moins de 930 clubs.

D’un autre côté, la Haute-Loire apparaît faible dans plusieurs domaines. Elle n’a aucune structure d’accompagnement de haut-niveau. Et elle se classe en 9ème position sur les 12 départements de la région avec seulement 57 875 licenciés.

« Les filles représentent environ 38% des licenciés ce qui n’est pas énorme »

Autre pixel noire, le taux de féminisation. « Nous sommes dixième sur douze de ce côté-là, se désole Jean-Yves Masson. Les filles représentent environ 38% des licenciés ce qui n’est pas énorme. Le but n’est pas forcément d’atteindre les 50 % mais juste de remonter un peu afin de se rapprocher du podium ». Selon les analyses du CDOS 43, l’encadrement pêche aussi avec un taux de professionnalisation des plus faibles de la région « alors que le dispositif « profession sport » du département est l’un des plus dynamiques d'AuRa pour aider à la professionnalisation des animateurs sportifs ».

Les sénateurs Oliver Cigolotti et Laurent Duplomb. Photo par Nicolas Defay

Se concentrer sur un public type de la Haute-Loire

Quels seront alors les outils à mettre en place pour inciter les adhérents actuels à s’inscrire de nouveau dans leur association en septembre prochain et séduire d’éventuels nouveaux licenciés ? « On a plusieurs projets avec le Mouvement olympique français et avec les services de l’État et du Département. Je pense par exemple au label Génération 2024 pour aller auprès des jeunes dans les établissements scolaires. Je pense aussi à La Haute-Loire sportive portée par l’État et le Département afin d’encourager les clubs à regarder du côté des licenciés empêchés par l’éloignement ou les problèmes pécuniaires. »

Il ajoute encore : « La population de la Haute-Loire est plutôt vieillissante. Partant de ce fait, il serait indispensable de se concentrer là-dessus et de développer les sports seniors et les sports santé ».

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