Christian Mathieu, figure emblématique de la vogue du Puy

dim 30/10/2016 - 12:27 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:43

Christian Mathieu, 67 ans, vit à Sainte Florine et connaît bien le secteur, où il promène son manège d'une fête foraine à l'autre depuis plus de quarante ans. Du bassin minier à Mende en passant bien sûr par Le Puy, pas une vogue ne lui a échappé. Il se dit forain depuis sa naissance et, même s'il a vendu son manège, n'a pas l'air prêt à abandonner les effluves de pommes d'amour et la chaleur de ce milieu.
Une histoire de famille

Petit fils de paysans, mais fils de forains, Christian Mathieu n'a jamais connu d'autres professions. « Quand on tombe dedans, on y reste. Mes parents étaient dans le milieu, je suis parti pour l'armée en 67 et j'étais déjà à la vogue du Puy avec eux et on venait déjà avant. Après j'ai acheté un petit métier et voilà. J'ai mon registre de commerce depuis 73 ou 74. Avant j'avais un stand de tirs, c'était mes parents qui avaient un manège d'enfants, j'ai pris leur succession. » Et d'autres ont ensuite pris sa relève, même s'il n'a pas complètement quitté cet univers si particulier. « J'ai vendu le manège il y a deux ans, maintenant je tiens une petite boutique de barbes à papa, avec ma femme, pour nos vieux jours. »
Un beau métier
Si on demande au souriant forain de nous conter quelques anecdotes amusantes ou marquantes, il avoue : « Vous me prenez de court, il y en a tellement, c'est trop de bons souvenirs ». Il tire néanmoins un bilan positif de toutes ces années à amuser les enfants, qu'il pleuve ou fasse grand beau. Christian Mathieu rit d'ailleurs en confiant : « C'est un beau métier, surtout quand il fait soleil hein, c'est plus difficile quand il fait froid. Mais j'aime la convivialité qu'il y a, la clientèle du manège vient toujours nous dire bonjour, c'est sympathique ».
Finalement, il se souvient avec une certaine nostalgie d'une famille, parmi tant d'autres sans doute, qui a longtemps fréquenté son manège et lui laisse un sentiment de joie, lisible sur son visage. « J'aime vivre avec les gens du pays, les revoir tous les ans. On a une famille, elles vont se reconnaître si elles lisent l'article, la grande a 21 ans, l'autre 13 ou 14 et leur petite soeur vient d'avoir 2 mois, on a les trois générations. On les a fait tourner au manège, elles viennent à la boutique maintenant, acheter une réglisse, par amitié. »
Et malgré une période un peu difficile, cet habitué du métier reste optimiste. « Il y a des problèmes financiers, c'est plus compliqué qu'avant. Et puis les gens ont peur, à cause des attentats et tout ça, mais faut pas vivre dans la peur. Mais les gens continuent d'aimer la fête foraine. » M. Mathieu préfère donc garder à l'esprit la sympathie et la convivialité de ses habitués et des autres forains, qui seront d'ailleurs installés sur la place du Breuil jusqu'au dimanche 13 novembre 2016.
T.N 

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