Cécile Gallien et Pierre Etéocle en lice

Par Nicolas Defay jeu 19/05/2022 - 17:00 , Mise à jour le 19/05/2022 à 17:00

Face à sept autres tandems dans la 1ère circonscription de Haute-Loire, Cécile Gallien et son suppléant Pierre Etéocle vont défendre les arguments de la majorité présidentielle aux législatives 2022.

Avec le duo Gacon/Massard pour la Nupes (alliance de la gauche), Valentin/Wauquiez chez Les Républicains, Poumeau de Lafforest/Caro dans Reconquête, et Dracos/Michallet pour la Lutte Ouvrière, c’est au tour du parti Renaissance (ex LREM) de mettre en place ses ambassadeurs dans la 1ere circonscription du département pour les législatives. À noter que toute la population française est appelée à se rendre aux urnes les 12 et 19 juin pour élire ses futurs députés.

« Je crois beaucoup à la construction de compromis. La politique, c’est construire des accords communs. Ce ne sont pas des compromissions. Ce n’est pas se faire acheter ou se vendre ». Cécile Gallien

« Je connais très bien le territoire de la 1ere circonscription »

« Cécile m’a demandé d’être son suppléant, commence Pierre Etéocle. On a une histoire commune car nous avons fait la fac ensemble à Saint-Étienne. On se connaît depuis très longtemps ».

L’homme de 52 ans, professeur de Sciences économiques et Sociales au lycée Léonard de Vinci, est loin d’être un bleu en politique. D’une part, il est adjoint aux finances et à la sécurité dans la municipalité de Beauzac et d’autre part Conseiller communautaire à la Com Com des Marches du Velay Rochebaron. « De ce fait, je connais très bien le territoire de la 1ere circonscription notamment la partie est du département ».

« Cécile est une femme engagée et d’une volonté sans pareil. Je ne connais pas une personne aussi bosseuse ! Qui mieux qu’elle peut faire remonter les voix du terrain, les préoccupations des gens et des élus de la Haute-Loire aux plus hautes sphères du pouvoir ? Personne ». Pierre Etéocle

Le duo invite toutes et tous aux réunions publiques suivantes : 

19 mai : Les Estables, salle polyvalente. 20 heures
20 mai : Le Mazet, salle sous la mairie. 18 heures
23 mai : Le Monastier, salle des fêtes. 20 heures
24 mai : Saint-Julien-Chapteuil, mairie. 20 heures.
25 mai : Saint-Didier, salle 14, 19h30
27 mai : Tence, salle de la gare. 20 heures
30 mai : Beauzac, salle des ramparts. 19h30
31 mai : Dunières. 20 heures
2 juin : Vorey, salle polyvalente. 20h30
6 juin : Bas-en-Basset. 20 heures.
7 juin : Sainte-Sigolène. 20 heures.
8 juin : Le Puy-en-Velay, salle Didier Azas. 19 heures.
9 juin : Saint-Germain-Laprade, salle des Jonchères. 20 heures.
10 juin  : Yssingeaux, foyer rural. 20 heures.

« Je suis radicalement centriste »

Du haut de ses 27 ans d’expérience aux services des territoires ruraux, de ses 14 ans en tant que maire de Vorey-sur-Arzon, de sa caquette d’Administratrice de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, la femme politique de 50 ans se présente une nouvelle fois à la course aux législatives.

« Je suis radicalement centriste, insiste-t-elle. J’ai constamment baigné dans le service aux autres étant fille et petite fille de commerçants. Ma filiation est les sociaux-démocrates et les chrétiens démocrates portés à l’époque par Jacques Barrot. » Elle souligne : « Mon âge fait que j’ai tout de même un peu plus de modernité dans les principes sociétaux ! »

« Je n’ai pas ménagé ma peine pour les territoires du département. Je souhaite reconnecter notre Haute-Loire à la majorité présidentielle et la décloisonner. C’est Emmanuel Macron qui a été élu. Il faut qu’il y ait une équipe en symbiose sur le terrain ». Cécile Gallien

« Pour le dossier sensible de la RN 88, je pense qu’il est en effet nécessaire de trouver des solutions pour les villages de Saint-Hostien et du Pertuis. Néanmoins, je trouve sincèrement que cette histoire a vraiment été mal emmanchée. Il aurait fallu mettre l’ensemble des acteurs locaux, les élus, les collectivités, les assos et l’État autour de la table. Avant d’envoyer les bulldozers par dizaines, il aurait été intelligent de faire ce travail de réflexion, de réunion en amont pour convenir d’un tracé moins impactant pour l’environnement, moins onéreux et le plus optimal possible pour l’ensemble de la population ». Cécile Gallien.

« Et surtout ne pas hypothéquer l’avenir des jeunes »

Parmi les (très) nombreux sujets que la candidate étiquetée Renaissance évoque, la transition énergétique et le développement durable reviennent souvent sur la table des convictions. « Pour être élue locale, il faut aimer les gens, tout faire pour améliorer leur quotidien et surtout ne pas hypothéquer l’avenir des jeunes », partage-elle.

Elle poursuit : « Ma conception primordiale est le développement durable. Au fil du temps, nous allons subir des sécheresses de plus en plus marquées. Il nous fait être économe en matière d’eau, un sujet que je connais parfaitement. En ce moment, nous sommes en train de mettre le paquet sur les stations d’épurations du Puy, d’Yssingeaux ou encore de Tence. Les assos environnementales, les industrielles, les agriculteurs et nous-même regardons ensemble comment mener une politique responsable sur cette question d’une importance capitale ».

« En tant que femme, je pense qu’il est important que les religions soient cantonnées à la sphère privée mais ne s’immiscent pas dans les décisions publiques et dans l’espace public ». Cécile Gallien

Une partie de l'équipe de Cécile Gallien et de son suppléant Pierre Etéocle.
Une partie de l'équipe de Cécile Gallien et de son suppléant Pierre Etéocle. Photo par Nicolas Defay

« Essuyer une bonne fois pour toute ce chiffre de la honte »

Combattre toutes les formes d’injustice. Telles sont les luttes que le duo macroniste entend aussi mener. « Remettre du service au cœur des territoires, énumère-t-elle. Augmenter le salaire des femmes. Faire disparaître les déserts médicaux comme nous l’avons fait en Emblavez où trois maisons médicales y sont implantées et pleinement actives. »

Elle lance encore : « Essuyer une bonne fois pour toute ce chiffre de la honte qui représente le montant moyen de la retraite en Haute-Loire. 900 euros ! C’est inconcevable ! Quand Emmanuel Macron, avec les communistes d’ailleurs, propose une retraite à 1 000 euros minimum pour les agriculteurs, c’est quelque chose que nous devons défendre bec et ongles. Ni la droite ni la gauche ne l’ont fait ! »

« Nous respectons les différences de convictions. Nous, contrairement à d’autres, nous n’irons jamais faire pression sur quiconque. Nous voulons juste que les gens choisissent le candidat le plus adéquate selon leurs sensibilités. Mais ne comptez pas sur moi pour livrer des discours populistes qui tirent tout le monde vers le bas ». Cécile Gallien

« Si j’avais été députée en 2017… »

« Si j’avais été députée, je n’aurais pas voté comme Madame Valentin, pointe-t-elle. J’aurais par exemple voté pour la loi de lutte contre le séparatisme. J’aurais voté pour le Pass sanitaire et vaccinale. J’aurais voté pour la 5ème branche de la sécurité sociale. J’aurais voté pour intégrer l’environnement dans la Constitution française ».

Elle appuie : « Il faut que les préoccupations d’ici monte jusqu’à l’Assemblée nationale. Si les altiligériens me font confiance, il est certain que je défendrai leurs intérêts et leurs préoccupations avec la pugnacité qui me caractérise ».

  • Les candidats de la première circonscription

Electre Dracos (Lutte Ouvrière). Suppléant : Pierre Michallet.
Suzanne Fourets (Rassemblement national). Suppléant : Bruno Roule.
Cécile Gallien (Ensemble). Suppléant : Pierre Étéocle.
Celline Gacon (Nupes). Suppléant : Yannis Massard.
Virginie Léger-Portal (Parti animaliste). Suppléant : Carole Largier.
Emmanuelle Poumeau de Lafforest (Reconquête). Suppléant : Hugues Caro.
Dominique Samard (Écologie du centre). Suppléant : Allison Wozniak.
Isabelle Valentin (Les Républicains). Suppléant : Laurent Wauquiez.

  • Les candidats de la deuxième circonscription

Christian Allègre (Ensemble). Suppléant : Jean-Louis Do Carmo.
Corine Barbier. Suppléant : Sophie Dumas.
Antoine Brebion (Lutte Ouvrière). Suppléant : Georges Fridlender.
Jean-Philippe Clement (Écologie du centre). Suppléant : Estelle Chevillon.
Théophile Cloez (Convivialisme social). Suppléant : Jeremy Picard.
Philippe Cochet (Urgence écologie). Suppléant : Gisèle Naudier.
Clémence D’Aubignan (Reconquête). Suppléant : Nathan Achard.
Clément Lafont. Suppléant : Chloé Monot.
Thierry Perez (Rassemblement national). Suppléant : Catherine Arribage-Cassou.
Azelma Sigaux (Nupes). Suppléant : Jullian Carrié.
Jean-Pierre Vigier (Les Républicains). Suppléant : Corinne Bringer.

Vous aimerez aussi

À découvrir

Contenus sponsorisés

Vos commentaires

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire

4 commentaires

se

ven 20/05/2022 - 08:14

L : Commentaire precedent non réaliste aujourd'hui car trop facile de dire ou l'écrire mais il faut être réaliste si on veut assurer le paiement des retraites  des générations futures il faut envisager l'age à 64 ou 65 ans et non revenir en arrière à 60 ans. L'integration des jeunes dans le monde du travail est actuellement favorisée par le nombre d'emplois à pouvoir et qui ne trouvent pas les candidats......

du

ven 20/05/2022 - 00:05

Si Mme Gallien était députée, elle voterait sans discuter ni réfléchir pour ce chiffre de la honte : l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Les agriculteurs apprécieront, travailler toujours plus longtemps pour une retraite toujours aussi petite et même de plus en plus petite compte tenu du retour de l'inflation des prix. Les jeunes aussi, qui auraient ainsi de plus en plus de difficulté à s'intégrer dans le monde du travail. Et contraints de surcroît de vivre dans un environnement de plus en plus dégradé, entre autre par ce projet autoroutier délirant qui détruirait le patrimoine naturel du Pertuis et de St Hostien. Alors, le 12 Juin, pour la retraite à 60 ans, le SMIC à 1500 €, la reconnaissance du statut juridique de la Nature, votons Celline GACON/NUPES.

ba

jeu 19/05/2022 - 20:40

Oui pour revoir le projet de deviation de St Hostien et le Pertuis (nécessité de devier les villages pour la sécurité et la qualité de vie des riverains mais aussi de préserver au maximum les terres agricoles, les zones humides, les forêts). Mais pourquoi la majorité en place et le pouvoir LREM (ministre des transports, de l'écologie) ont-ils laissé carte blanche au seigneur des panneaux? Le XXI eme siècle, l'urgence climatique, la souveraineté alimentaire et le respect de la biodiversité imposent d'autres choix!!!

pi

jeu 19/05/2022 - 17:29

1000 euros de retraite minimum pour les agriculteurs c'est bien mais au fait quel est le montant des cotisations qu'ils versent à la MSA par rapport à celui d'un salarié du privé? sans parler de la retraite que perçoivent les femmes d'agriculteurs alors que les femmes d'artisans et commerçants ne perçoivent rien si elles n'ont pas cotisé, c'est à croire qu'il n'y a que des agriculteurs en haute loire?