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Campagne FN en Haute-Loire : "Sur les marchés nous sommes bien accueillis"

mer 03/05/2017 - 21:06 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:45

>> Lire aussi : "En Marche" remobilise ses troupes en Haute-Loire
Qui sont les militants du Front National dans le département?

"Les profils sont très variés! Nos militants ont entre 17 et 89 ans. Il y a des étudiants, des actifs et des retraités. Tous les domaines professionnels sont représentés."
Vous coordonnez ce soutien à Marine Le Pen en Haute-Loire. Qui êtes vous en dehors de la politique?

"J'habite à Saint-Préjet d'Allier, à côté de Saugues, et j'ai deux activités : éducatrice sportive indépendante, avec un club à gérer, et métallière d'art. C'a été très compliqué pour moi de combiner cette vie professionnelle avec la campagne!"
Justement, le soutien local au FN a paru très discret dans le département?
"Cette campagne s'est faite en même temps que la reconstruction de la fédération FN 43, qui a été remaniée il y a près d'un an. Nous ne sommes pas des professionnels de la politique, nous apprenons en même temps. Mais nous avons réussi à créer une dynamique, cela se retrouve d'ailleurs dans les résultats du premier tour : en Haute-Loire le score de Marine Le Pen est très proche de celui de M. Macron."
Pourquoi cette absence de réunions publiques?
"Nous privilégions la campagne de fond, c'est-à-dire le travail de terrain : tractage, porte-à-porte... D'ailleurs nous sommes très bien accueillis sur les marchés, les personnes nous proposent souvent de boire un verre. Finalement, cela se termine en petits débats. C'est plus dans l'esprit de la campagne de Marine."
La droite parlementaire est particulièrement bien enracinée en Haute-Loire. L'avez-vous ressenti comme un obstacle durant la campagne?
"On se rend compte que les choses changent. Le parti Les Républicains a explosé, les résultats du premier tour le prouvent. Nos concitoyens ont envoyé un signal clair : ils en ont marre de retrouver les mêmes têtes et les mêmes programmes. Quand on entend François Fillon se rallier à Macron 15 minutes après le premier tour, ça n'enchante personne. Lundi à Saugues, des agriculteurs nous ont dit qu'ils en avaient marre qu'on se moque d'eux. La vie rurale est appauvrie dans tous les sens du terme : économiquement, culturellement etc. Tout cela forme un certain climat."
Propos recueillis par Clément L'hôte 

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