Budget du Département : le point sur la deuxième décision modificative

mar 17/10/2017 - 11:39 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:48

Les élus du conseil départemental de la Haute-Loire se sont réunis ce lundi 16 octobre pour la deuxième décision modificative du budget.
Il s'agit de réajuster des crédits avec le constat, cette année, de dépenses supplémentaires, notamment dans le domaine social, compensées par des recettes fiscales en hausse. 

Comment justifier plus de recettes ?
Le département de la Haute-Loire enregistre un peu plus de recettes en 2017 grâce à une activité économique qui a un peu redémarré ; elle se traduit donc fiscalement par un peu plus de CVAE(cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises).
On note aussi une hausse de la DMTO (droits de mutation à titre onéreux, c'est à dire concernant les transactions immobilières sur le territoire) et enfin le système de péréquation avec les autres départements pour la compensation de cette DMTO, "ce qui nous permet d'engranger un peu plus de recettes que ce que nous avions prévu", souligne le chef de file de l'exécutif Jean-Pierre Marcon.

Un budget explose : celui de la petite enfance
Le volet social demeure le principal poste de dépenses du Département, qui y consacre 54 % de son budget. Une rallonge de 1 564 000 euros a été votée ce lundi pour un domaine en particulier : celui de la petite enfance. 
Jean-Pierre Marcon est le Président du Conseil départemental de la Haute-Loire. Comment justifier cette hausse des dépenses sociales, notamment dans le domaine de la protection de l'enfance ? 


"La suppression de 15 millions d'euros de commandes publiques pour les entreprises locales dès 2018"

les conseillers départementaux ont voté un voeu à l'unanimité pour exprimer leurs craintes suites aux récentes annonces du gouvernement concernant le logement social. Ces annonces pourraient engendrer "la suppression de 15 millions d'euros de commandes publiques pour les entreprises locales dès 2018, avec un risque de disparition de près de 150 emplois directs", sans oublier la pesistance de l'habitat indigne et énergivore. Selon les élus, l'addition pourrait être gonflée d'une dizaine de millions d'euros supplémentaires avec l'arrêt des programmes de réhabilitation.

Les dotations de l'Etat vont-elles être revues à la baisse ?
Enfin une inquiétude persiste : quelle annonce fera le premier ministre jeudi alors que l'ADF (association des Départements de France) tient son congrés ? Il serait question de maintenir les dotations de l'Etat pour les Départements qui n'ont pas augmenté leurs dépenses de plus de 1,2 %. "On saura faire, comme les années précédentes, car on a adopté un régime de rigueur depuis plusieurs années", souligne Jean-Pierre Marcon, mais on ne sait pas encore si le social serait intégré à ces 1,2 %. 
Si c'est le cas, il faudrait "prendre des décisions, d'ordre politique", explique le Président de la Haute-Loire, "on peut difficilement davantage réduire le personnel donc il faudrait abandonner des compétences. Des pans entiers de notre action, comme le sport ou la culture, pourraient alors disparaître", met-il en garde. Deux autres alternatives existent mais n'ont pas sa faveur : réduire les dépenses d'investissement ou recourir à l'emprunt.

Routes : relier Saugues à l'A75 en ligne de mire
Le réseau routier départemental est toujours l'une des priorités de l'exécutif, qui ajoute un million d'euros pour le schéma d'itinéraire RD585 - RD 589 entre Langeac, Saugues et la Lozère (l'objectif est de rejoindre Saugues à l'A75) ou encore les travaux de modernisation sur la RD 23 à Saint-Victor-Malescours et Saint-Didier-en-Velay. Sur cette section, le trafic recensé est de 4 327 véhicules par jour (dont 6,4% de poisd lourds), avec des déplacements locaux et surtout un trafic de transit.
Le premier schéma d'itinéraire a un coût prévsionnel de 4 150 000 € TTC et le second un montant de 7 200 000 € TTC. Le Président du Département Jean-Pierre Marcon explique en détail l'importance de ces travaux au micro de Zoomdici.

Une fusion de certaines compétences avec la Loire ?
Le président du département de la Loire vient de changer puisque Bernard Bonne (LR) a été élu sénateur. C'est donc Georges Ziegler (UDI) qui lui succède. L'accointance politique et idéologique des éxécutifs de la Loire et de la Haute-Loire a permis de faire germer l'idée de mutualiser certains services. "Sur certains domaines, comme les routes ou le SDIS, on peut songer à des collaborations", nous confie le Président Jean-Pierre Marcon.
Une mutualisation qui pourrait également prendre forme dans le tourisme, "car il y a des politiques à peu près identiques entre les deux collectivités", ou encore dans la culture, comme c'est déjà le cas avec Jean Dasté à Saint-Etienne. "Ça marche plutôt bien et j'espère que ça se développera", conclut-il.

Maxime Pitavy

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