Treize agents de la Caf de la Haute-Loire décorés de la médaille du travail
Ce jeudi 22 janvier, le lycée agricole de Brioude recevait la finale régionale Aura des Ovinpiades. Parmi les épreuves à passer : tri des brebis, test de l'état de santé, parure des onglons... Pas de quoi s'ennuyer pour ces 32 élèves tous issus de lycées auvergnats.
Mise à jour... On connait le nom des meilleurs bergers d'Auvergne ▼
Âgés de 16 à 24 ans, les 32 élèves participants de ce concours étaient issus des lycées Bonnefont, Georges Sand, Marmilhat, de Rochefort-Montagne, de Gelles et de Saint-Flour, de la Maison familiale et rurale de Saligny-sur-Roudon et de l'EPL du Bourbonnais. Concernant la Haute-Loire : six élèves de Brioude étaient sélectionnés et deux du lycée d'Yssingeaux.
Les 2 meilleurs élèves bergers décrocheront leur place en finale nationale à Paris
Parmi les épreuves : poser une clôture, trier les brebis avec un lecteur électronique, apprécier la santé d'une brebis, évaluer l'état d'engraissement, parer les onglons, choisir un bélier qualifié... Le jury composé d'éleveurs, de techniciens et de professeurs d'établissement analysaient les gestes et connaissances des élèves sur plusieurs espaces dédiés.
"La finale régionale a lieu à Bonnefont tous les quatre ans. Nous organisons les épreuves départementales tous les ans." explique Candice Ferreira, directrice d'exploitation du lycée Bonnefont
A la clé, une participation à la finale nationale, samedi 21 février 2026 au Salon International de l’Agriculture à Paris. Aux côtés de leurs 2 voisins de Rhône-Alpes, 4 jeunes bergers représenteront fièrement la région Auvergne Rhône-Alpes face à 36 autres finalistes venus de toute la France.
Le lycée de Brioude s'est déjà illustré par le passé
La récompense de la finale nationale l'an passé : une agnelle pour le premier berger, et un bon d'adoption d'un chiot pour la première bergère. Et le lycée de Brioude n'a pas à rougir de ses résultats. En 2022, Adrien Chambon avait remporté la finale des Ovinpiades. Dylan Lombard, berger employé sur le site du lycée, s'était aussi illustré en décrochant un titre aux Ovinpiades européennes en 2015 après avoir été élu Meilleur berger de France. Les épreuves mondiales organisées à Budapest en 2024 avaient récompensé deux gagnants français.
À l’issue de la journée, Alexandre Delabre et Simon Barlot du Lycée agricole Brioude Bonnefont (43) se sont imposés comme les deux meilleurs jeunes bergers d’Auvergne. Ils représenteront leur territoire au Salon de l’Agriculture à Paris
Des élèves formés et examinés sur les gestes quotidiens
Le lycée Bonnefond accueille 450 lycéens et étudiants 200 apprentis. Nous avons rencontré quelques élèves participant aux épreuves ainsi que leurs brebis de race Bizet, Berichon du Cher et Charolaise.
"On doit examiner les pattes, le pis, la couleur de la laine, les dents, la troisième paupière. On attribue ensuite une note sur l'état de santé de l'animal. " Maxime, élève à Bonnefont
Former pour parer les futurs enjeux économiques
Dans le jury, Clément Grenet, technicien pour la Race Ovine des Massifs participait à l'épreuve de génétique. "Cela nous permet de sensibiliser les jeunes à l'élevage. Et de montrer l'intérêt de la génétique dans l'amélioration des performances de troupeaux individuels."
Les enjeux sont colossaux pour faire face aux concurrents internationaux. Les libres échanges précédents signés dans le cadre du Mercosur avaient déjà fait baisser significativement le poids de la production française dans la part de consommation au profit par exemple de la Nouvelle-Zélande.
Aura, troisième région ovine française ! Selon Marine Moissonnier, animatrice Inn'Ovin Sud Est, la filière est sur un renouvellement. Un départ pour une installation au niveau national."Il faut qu'on continue dans cette dynamique, d'où l'importance de ce genre d'événements pour susciter des vocations."
Des jeunes qui gardent le moral malgré un contexte national tendu
Au détour des ronds-points brivadois, les tags des agriculteurs n'en finissent plus de fleurir. C'est ainsi qu'Aurillac est devenu Rio, et que la plupart des panneaux d'indication portent désormais des noms de villes d'Amérique Latine. Des carrefours ensevelis par les pneus de tracteur et les bottes de paille, tout cela n'a pas entaché le moral de cette jeune génération qui s'imagine déjà dans le métier.
"Mon père a des brebis, je connais déjà le milieu. Ça me permet d'approfondir mes connaissances et puis je viens pour l'ambiance." Clément, élève en première spécialité production animale
Une filière plus respectueuse de l'environnement ?
À en croire les chiffres communiqués par la filière, les élevages ovins seraient moins polluants que la filière bovine. Un espoir donc pour ces jeunes générations bientôt diplômées et qui seront à la tête des futures exploitations françaises.
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